Mardi (03/06/08)
Le grand horloger
En lisant un paragraphe sur l'art d'argumenter, je tombe sur l'exemple suivant : "Un athée mit un jour William Paley au défi de réfuter qu'il n'existait pas d'Etre Suprême. Tranquillement Paley sortit sa montre, ouvrit le boîtier et dit : "Si je vous affirme que ces rouages et ces ressorts se sont faits tout seuls, se sont ordonnés et se sont mis à fonctionner d'eux-mêmes, ne douteriez-vous pas de mon intelligence ? Bien sûr que si ! Regardez les étoiles, chacune a une course et un mouvement déterminé ; la terre et les planètes tournent autour du soleil à plus d'un million de kilomètres par jour. Chaque étoile est elle-même un autre soleil avec son groupe de planètes qui foncent dans l'espace comme notre propre système solaire. Et, cependant, il n'y a ni collision ni désordre, tout est parfaitement contrôlé. Est-il plus facile de croire que c'est un effet du hasard ou que quelqu'un a créé tout cela ?". Je ne sais pas si cela vous a convaincu, mais moi ça m'a fait réfléchir. Comparer l'univers à une montre ce n'est pas nouveau : pour certains Dieu est "le grand horloger", le grand architecte de l'univers... Son rôle s'arrête-t-il là ? Mais surtout : pourquoi ? Celui qui fabrique une montre, le fait pour gagner sa vie et pour permettre à d'autres de lire l'heure. Celui qui crée l'univers, avec une seule planète habitée par des animaux et des hommes à la durée de vie dérisoire... A quoi bon ? Finalement, la différence entre ce qu'on appelle Dieu et le hasard, c'est peut-être ça : l'intentionalité. Hasard : cause accidentelle d’événements ou de phénomènes qui n’ont pas été provoqués délibérément. Dieu : être suprême, créateur de toutes choses et sauveur du monde. Alors si on appelle le hasard "Dieu", je suis d'accord pour dire qu'il est le créateur, non pas de toutes choses mais, disons, de l'univers. En ce qui concerne l'être suprême : en aucun cas je ne laisserais le hasard gouverner ma vie ! Dans le monde il intervient forcémment, il y a l'imprévu, les accidents, les coïncidences... Et pour le "sauveur du monde" : pourquoi attendre pour sauver le monde et laisser des gens mourir de faim et de misère ? Et la vie après la mort, je ne trouve pas ça "facile" à croire d'un point de vue rationnel. Rassurant, peut-être, mais facile...
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Ecrit par Calyire, a 19:33 dans la rubrique "Réflexions".
Lundi (02/07/07)
L'amour, qu'est-ce que c'est ?
Suite à une discussion sur les définitions personnelles de l'amour, je voulais tenter de cerner le sujet. Tout d'abord ce que l'amour n'est pas. La possession, la jalousie, une prison, la fusion. Un amour ne peut pas être sain et durable sans une grande part d'autonomie, à mon sens. Ca dépend des caractères, mais je sais que pour ma part j'ai besoin de conserver mon indépendance. La compréhension. Je ne pense pas que deux personnes, aussi proches soient elles, puissent se connaître parfaitement. D'ailleurs toutes les fois où quelqu'un a cru me connaître, il s'est trompé. Croire qu'on connaît l'autre, c'est penser à sa place, savoir ce qui est bon pour lui, et lui en vouloir s'il n'agit pas comme on voudrait qu'il agisse. Il n'est jamais possible de cerner totalement quelqu'un, et c'est ça qui fait l'intérêt d'une relation, la découverte perpétuelle, l'émerveillement, la surprise... Un refuge. A mon sens c'est une erreur d'attendre de l'autre qu'il nous aide à porter ou résoudre nos problème. Ma philosophie, c'est de toujours ne compter que sur moi. Je ne veux pas porter les problèmes des autres, comme je ne veux pas mêler les autres à mes soucis. Cela n'amène qu'anxiété, inquiétude, sentiment d'impuissance et frustration. La seule chose qui peut aider c'est de se savoir aimé, et c'est déjà pas mal ! Mais attention, je ne nie pas le rôle de l'empathie, qui est essentielle pour se sentir pris en considération et respecté. L'amour, c'est donc... Une complémentarité. Je rencontre beaucoup de couples qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau, aussi bien physiquement qu'intellectuellement. En ce qui me concerne je préfère quelqu'un de différent, je ne veux pas d'un miroir ! Ce qui m'attire c'est la découverte, l'inconnu, le mystère. J'aime apprendre de nouvelles choses, découvrir de nouveaux centres d'intérêt, sortir un peu de mon petit monde et voler vers de nouveaux horizons. On ne voyage jamais tant que par les rencontres ! Une complicité. Le moteur du couple reste les bons moments partagés, de rire ou de tendresse, de joie comme de tristesse. Certes c'est souvent une illusion, mais on s'accroche à ce qu'on peut. Il faut de la patience avant de commencer à connaître quelqu'un et à l'apprécier ou l'aimer pour ce qu'il est vraiment, et non pour l'image qu'on se fait de lui. On dit que l'amour dure trois ans, et s'il y a effectivement une crise au bout d'un certain nombre d'années ça vient sûrement des désillusions, des espoirs infondés, des conceptions de la vie et de l'avenir qui divergent. En ce sens c'est important de se ressembler, de partager les mêmes valeurs fondamentales. C'est comme parler la même langue. C'est pour cela que la plupart des membres d'un couple sont issus d'un milieu social similaire. Du plaisir partagé. Cela inclut la connivence intellectuelle, indispensable pour moi. Que les points de vue soient les mêmes ou non, il est essentiel de pouvoir les partager, les confronter et les modifier en discutant. Mais cela comprend aussi la bonne entente physique, qui n'en est pas moins importante surtout sur le long terme. Il faut une harmonie, une chimie des corps et des coeurs. Evidemment l'attirance physique est l'ingrédient principale de cette recette, à laquelle s'ajoutent la sensualité, l'écoute et le partage, le désir et le plaisir. L'amour c'est aussi le mystère, cette part de l'autre qui nous échappe. Ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais, qu'on a toujours à apprendre. L'amour enfin c'est progresser ensemble. S'épauler dans les moments durs. Partager les réussites. Evoluer au gré de la vie et des rencontres, mais évoluer à deux. Parfois on s'aime, mais l'amour est impossible... Je l'ai vécu. On s'aimait pour ce qu'on était, mais on ne pouvait pas vivre ensemble pour ce qu'on pensait. Ce fût long et difficile à réaliser. Mais nos chemins se sont séparés sans regrets... Pour finir je vais citer les qualités qui me paraîssent indispensables pour aimer, que ce soit amicalement ou amoureusement : - l'honnêteté intellectuelle, le fait de reconnaître ses erreurs et d'avoir l'intelligence d'en tirer des conclusions. Savoir se remettre en cause et s'excuser. Avoir une bonne faculté d'auto-analyse. - l'esprit critique ¤ Vis à vis de soi-même : cela rejoint l'honnêteté intellectuelle, mais aussi l'auto-dérision. ¤ Vis à vis de l'extérieur : avoir un regard neutre sur les évènements puis les analyser avec nos connaissances, quitte à se renseigner sur le sujet pour ne pas tirer de conclusions hâtives. Ne pas tout gober, savoir faire le tri dans les informations. Ne pas être influençable inconsciemment. - l'humour : qualité sans laquelle on s'ennuit vite... Je connais peu de gens dépourvus d'humour. J'apprécie particulièrement l'humour absurde (anglais), l'humour spirituel (jeux de mots un peu subtils), l'humour pince sans rire (le contraire du mien !) et l'humour noir (mais pas glauque ou gore). J'aime ceux qui savent tout prendre avec légèreté, qui ont un regard neuf et une approche originale. Ma référence en la matière est bien sûr Pierre Desproges. - l'intelligence. Eh oui, je suis élitiste ! Cela dit, l'intelligence c'est très vague. Disons que l'idéal c'est un bon équilibre entre l'intelligence abstraite et concrète. Il paraît que les génies sont parfois incapables de faire cuire un oeuf : ça ne m'étonne pas, ils sont tellement dans leur monde et leurs pensées qu'ils ne se soucient même plus de la réalité ! Quelqu'un que j'admirais disait : "l'intelligence, c'est la capacité à faire des liens". Pour moi l'esprit critique fait partie de l'intelligence, ainsi qu'un bon sens de l'observation. La mémoire serait plutôt l'instrument de l'intelligence, pas sa composante. L'intelligence c'est aussi la créativité, l'imagination, la capacité à se tirer de situations abracadabrantes grâce à des astuces. L'ouverture d'esprit est aussi une forme d'intelligence. - la gentillesse, ou l'intelligence du coeur. La gentillesse c'est l'empathie, quitter sa peau pour quelques instants et savoir se mettre à la place de l'autre. Mais être gentil n'est pas (forcémment) être niais : l'idéal est de s'avoir s'affirmer, d'avoir une bonne dose de confiance en soi et une part vitale d'égoïsme. Penser aux autres n'est pas s'oublier soi-même !
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Ecrit par Calyire, a 18:46 dans la rubrique "Réflexions".
Samedi (23/06/07)
Risquer
Risquer Rire, c’est risquer de paraître étourdi Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental Atteindre une autre personne, c’est risquer l’intimité Laisser couler ses émotions, c’est risquer d’exposer son vrai soi-même Parler de ses idées, de ses rêves devant les autres, c’est risquer de les perdre Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour Vivre, c’est risquer de mourir Espérer, c’est risquer le désespoir Essayer, c’est risquer l’échec Cependant, les risques doivent être pris, car le plus grand risque de la vie, c’est de ne rien risquer. L’individu qui ne risque rien, ne fait rien, n’a rien et n’est rien : il a confisqué sa liberté. Seule une personne qui risque… est libre.
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Ecrit par Calyire, a 23:29 dans la rubrique "Réflexions".
Dimanche (08/04/07)
Etre un homme...
J'aimerais être un homme. Pour des raisons purement subjectives et, probablement, faussées. Pour ne pas me prendre autant la tête, m'attacher moins facilement, ne pas me faire draguer partout par n'importe qui, pouvoir prendre des initiatives dans une relation sans que ça fasse "louche", m'habiller plus simplement et confortablement, me laisser pousser la barbe et caresser mon menton d'un air subtil, me faire un piercing à l'arcade, avoir une coupe à la con, voir ce que ça fait d'avoir un pénis et un torse plat, pouvoir me ballader torse nu quand il me plaît, maigrir plus facilement et, justement, ne pas chercher à maigrir, être moins jugée sur l'apparence, s'en foutre d'avoir un bourrelet ou un os qui dépasse de ci de là, ne pas psychoter si je n'ai pas fait mon shampoing depuis plus de deux jours (ben oui, un mec aux cheveux gras on en voit plein, ça passe moins bien sur une fille nan ?), avoir des vieux baggys troués plein mon armoire et les porter sans entendre ma grand-mère me dire : "tu te négliges, je préfère quand tu es coquette", avoir un frigo vide et m'en foutre, pouvoir faire plein de sports et aimer ça, avoir des couilles en vrai, des ptites cuisses musclées, un regard qui les fait toutes craquer, et jouer l'indifférent, être beau sans rien faire, mettre des parfums d'homme viril qui sentent trooop bon (bon, ok, ça je le fais déjà =p), avoir une bande de potes avec qui je ne couche pas (enfin, pas toujours), pouvoir pénétrer une femme et voir ce que ça fait, jouir violemment, savoir où caresser les femmes pour les faire vibrer, savoir ce qui leur plaît en général et comment les charmer......... Ah, ça doit être bien d'être un homme...
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Ecrit par Calyire, a 15:22 dans la rubrique "Réflexions".
Jeudi (05/04/07)
Bonnes raisons.
Aller mal... quand on a de bonnes raisons. Nouveau chapitre dans ma vie. Gros problèmes, problèmes insolubles... sur le moment... Mais combien de temps cela va-t-il durer ? Agir. Pour rien. Régler : non. Oublier : impossible. Trouver des palliatifs. Ecouter de la musique gaie, sortir, parler, bouger. Pour mieux contraster avec l'état d'esprit. Broyer du noir, avant que le noir ne nous broie...
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Ecrit par Calyire, a 16:45 dans la rubrique "Réflexions".
Dimanche (01/04/07)
Sourire et plaisir
La première fois, ça surprend... Elève appliquée, je pensais que sourire et plaisir sexuel n'allaient pas ensemble, voire même étaient antinomiques. En effet, je suis tellement concentrée sur mes sensations et celles que je procure que ça ne me viendrait pas à l'esprit-serait pas venu à l'esprit- de sourire dans un moment aussi intense et... grave. En fait, je manquais de recul. Moi qui, très prétentieusement, pensais me lasser sous peu du sexe, croyant en avoir exploré toutes les grandes lignes ou presque, découvre un nouveau champ de vision. Jusque là, je rasais le sol, maintenant, je prends mon envol. J'étais tellement concentrée sur la technique. Forcémment, quand on "baise" au lieu de "faire l'amour", mieux vaut ne pas s'attarder sur des pensées qui peuvent vite virer au dégoût... Et comment se laisser porter par l'émotion, quand il n'y en a pas ? Ces temps-ci, j'ai pris du plaisir là où il y en avait. Je faisais "le tri" entre les personnes, mais je n'écoutais pas mon ressenti profond, ne voulais pas l'écouter : "y a-t-il quelque chose qui va au-delà du désir physique ?". Ca peut être thérapeutique de ne pas se poser toutes ces questions, du moins, si ça ne dure pas toute une vie, selon moi. On ne peut vivre éternellement au premier degré... A attendre, chercher, trouver, prendre son pied, et s'en aller. Seulement, c'est une façon de se protéger. Je me souviens, la dernière fois que je me suis investi dans une histoire, je n'ai eu aucun problème à être fidèle, car malgré la présence du désir physique, je n'en avais tout simplement pas envie... psychologiquement. Par respect pour moi, plus que par volonté de lui être "bêtement" fidèle. Il faut dire que la situation était particulière... Ca s'est mal fini, mais j'en retire que si j'ai envie de faire une pause dans cette vie, c'est qu'il y a un risque. Risque non négligeable, de m'attacher pour ensuite souffrir. Inévitablement. Avant, je pensais que l'infidélité pouvait être une façon de ne pas s'attacher à une personne en particulier. Maintenant, je pense que c'est de la lâcheté, d'aller voir ailleurs au lieu de rompre. Car pourquoi rester avec quelqu'un si ce n'est pour s'attacher ? Il m'est même arrivé quelque chose de très ironique. Très vite après ma rutpure avec C., j'ai vécu une histoire avec un homme, qui se rendait compte que je commençais à m'attacher (oui, chez moi c'est une manie ). Lui ne voulait pas s'investir, alors il pris les devants : il a rompu, pour que je ne souffre pas. Au lieu de me dire : voici ce que j'attends d'une relation, voilà ce que je pourrais et ne pourrais pas t'apporter. Pour me laisser le choix, comme à une Adulte Responsable. Eh bien non. Il faut croire que les hommes plus âgés que moi se prennent pour mon père, ou plutôt me prennent pour une gamine. Mais au fond, s'attacher, qu'est-ce que c'est ? Si c'est réciproque, c'est lier deux destins, entremêler deux vies, pour créer une troisième entité : le couple. Un + un = trois, car (un et un) + (un + un). Si et seulement si...
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Ecrit par Calyire, a 22:16 dans la rubrique "Réflexions".
Mardi (12/12/06)
CHANGEMENT DE VIE !!!
J'ai jeté mes laxatifs... Ce que la vie m'avait pris, en une soirée, elle me l'a rendu... Tout va changer, j'en suis convaincue. Je vais être actrice de ma vie, gravir les marches une par une, pour avoir une belle vue. Ce soir j'ai dîné au resto avec mon Chéri et son frère, qui est adorable et très intelligent. Il est ingénieur, il a 32 ans, et je le respecte autant que je l'aime. Pour lui je fais partie de la famille ! Il a passé TOUTE LA SOIREE à me parler de MOI !!! A m'expliquer avec gentillesse et amour que je prenais le mauvais chemin : libraire c'est bien, mais je pourrais faire ça toute ma vie. En arrêtant les études, je me ferme toutes les autres portes. Je n'ai loupé que 3 mois, sur un an c'est rattrapable ! Je ne me suis pas posé les bonnes questions, j'ai tout lâché pour de mauvaises raisons, et tôt ou tard je l'aurais regretté. Ca m'aurait mené tout droit à la dépression, et peut-être même au suicide. Au bout de 10 ans dans une librairie (à 31 ans donc) on a déjà fait le tour. L'homme se lasse des mêmes plats, des mêmes activités, a besoin de changement, c'est naturel.. L'année dernière j'étais à fond dans le droit, pourquoi cela ne reviendrait-il pas ? Je n'en reviens pas qu'il se soit autant intéressé à moi, avec autant de gentillesse et d'attention, il m'a convaincue peu à peu.. Il me comprend comme personne ! Il comprend les problèmes qui découlent de mon enfermement : solitude, difficultés de couple, ennui, sommeil, décalage, pas de projets, pas d'amis, rien à faire, aucune contrainte.. La liste est infinie !! Il a un véritable don pour percer aussi bien la psychologie des gens ! J'étais tellement émue que j'avais le coeur débordant de grattitude, les larmes au bord des yeux.. Une fois seule avec mon Ange, j'ai pleuré, pleuré ! Comme tout va aller mieux maintenant ! Jamais personne ne m'avait autant convaincue de l'utilité, de la nécessité et même des bienfaits des études ! L'expérience que j'ia vécue me servira, car je repars plus motivée que jamais ! Je vai smettre toutes les chances de mon côté, pour pouvoir CHOISIR ma vie, CHOISIR mon métier ! Enfin !!!!! Il y a tellement de choses à dire.. Tellement de déclics qui se sont produits en moi.. Il m'a dit que si je n'avais pas tiré de leçons de mon année de prépa ratée, c'est que personne ne m'a "punie", ne m'a ouvert les yeux. Plus on commet d'erreurs de ce type, plus on s'enlise... Il m'a expliqué qu'être étudiante n'était pas égoiste, mes gds parents me le permettent financièrement, et en me voyant heureuse je le leur rendrais ! Et en me donnant les moyens d'un beau métier, je travaille aussi à l'avenir de toute ma descendance !! Les études sont importantes non pas pour le savoir, mais pour la méthode de travail, qui reste toute la vie, elle ! C'est pour ça que c'est important pour les employeurs ! Ca développe l'esprit d'analyse, la réflexion, la méthode de recherche... Ca sert toute la vie !! Seule, je ne peux pas être autodidacte, personne ne peut : impossible de se fixer 8 heures ou même 5 heures de travail par jour pendant un an ! On n'a aucune raison de se lever ! Je ne faisais que dormir et errer dans les boutiques ! Là, j'aurais un programme à respecter, des devoirs à rendre, un stress à gerer, des relations à entretenir... la vie quio ! Car si je ne peux pas supporter les privilèges de la fac (travailler pour soi), alors cmt pourrais-je rentrer dans la vie active, où la vie de la boîte dépendra en partie de mon travail ? Quand on ne peut pas travailler pour soi, à fortiori on ne peut aps travailler par nécessité !! En gros il a pris toutes mes idées reçues, m'a déculpabilisée en expliquant que je n'étais pas la seule, il a tout mis à plat et tout reconstruit ! Il m'a donné les clés de ma vie, il m'a montré le bon chemin ! Ca parait ptêt pathétique ce que je dis, pourtant c'est en-dessous de la vérité.. J'étais tellement reconnaissante, enfin j'avais ma chance, enfin j'avais droit au bonheur, enfin on me disait "mais tu mérites d'être heureuse ! tout est possible" ! Enfin la motivation est (re)venue ! Enfin je me sens prête à travailler !! Plus que jamais !! Enfin je suis heureuse, et je le resterais ! Enfin j'ai un but valable et viable dans la vie !! Enfin je vais pouvoir montrer ma nouvelle coupe à qqun ! Ben oui, comme c'est triste de partager ses nouvelles fringues avec soi et soi même, de n'avoir des compliments que d'UNE personne, qui finit par se lasser que vous soyeez si dépendante d'elle.... J'ai arreté le droit à cause de ma dépression, je reprendrais le droit pour mio, parce que je vais guérir, parce que ça va accélérer la guérison, parce que J EN SUIS CAPABLE !! Oui, J'EN SUIS CAPABLE !!! Mon Dieu, car oui il doit y avoir un Dieu pour que tant de bonté, de lucidité et d'intelligence soit réunie en une même personne, mon Dieu, Merci !! Voilà, je repleure de joie ! Je n'ai plus de mots... C'est merveilleux... Quand le réveil sonnera, j'aurais qqch à faire, qqun à voir.. Quand mon copain sera sur le pc, j'aurais qqch à faire moi aussi ! J'aurais des vacances ! Des examens ! Des devoirs ! des gens qui vont m'enseigner ! Des copines ! UNE VIE !!! Je vais vivre...
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Ecrit par Calyire, a 01:03 dans la rubrique "Réflexions".
Mardi (28/11/06)
Conversation
--> philosophique
Pour Sartre, j'ai étudié ce livre en philo et j'adhère totalement ! Le concept d'essence précédent l'existence est un peu abstrait, mais je suis d'accord avec l'idée qu'on se définit essentiellement par ses actes. C'est une philosophie méritocratique en qq sorte ! Mais elle ne tient pas compte du hasard, de la maladie.. J'imagine que je ne t'apprends rien en te disant que L'existentialisme... est à l'origine une conférence controversée ? Chez Sartre, la seule chose que j'aime c'est sa compagne ;) Le personnage m'est profondément antipathique du fait de son affiliation au PC (à l'époque de Staline, faut-il le rappeler). De même, ses pièces de théâtre ne m'intéressent pas. Qu'en penses-tu ? Mais la reine des féministe c'est Simone ! De Beauvoir, avec le deuxième sexe [citatiion de Wikipédia] elle affirme : « On ne naît pas femme, on le devient » (repris du concept proposé par Tertullien) : c'est la construction des individualités qui impose des rôles différents, genrés, aux personnes des deux sexes. Son livre souleva un véritable tollé et son auteure fut parfois calomniée. Rares furent ceux qui lui apportèrent du soutien. Elle reçut cependant celui de Claude Lévi-Strauss qui lui dit que du point de vue de l'anthropologie, son ouvrage était pleinement acceptable. De grands écrivains comme François Mauriac ne comprirent pas le sens polémique de son écriture précise et clinique, et furent du nombre de ses détracteurs. Je te mets le lien car il y a des citations intéressantes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_de_Beauvoir#.C2.AB_Femmes_vous_lui_devez_tout_.21_.C2.BB Tu peux pas savoir comme ça fait du bien de discuter d'autre chose que du menu de ce soir, avec qqun qui puisse comprendre !!! Je disais donc Simone de Beauvoir, certes, mais aussi Simone Weil, bien que l'avortement soit.. polémiqué. Les pensées de Pascal, je n'ai fait que parcourir, mais j'aime bcp ce philosophe très pieu. Malheureusement je n'ai plus trop ses idées en tête. Il me semble que tu faisais référence à l'argument ontologique de Descartes : j'ai mis un cours entier à comprendre, mais maintenant je me souviens précisément des huit points. Pour moi ce n'est pas une preuve absolue, car la foi ne se prouve pas (le coeur a ses raisons que la raison ignore, Pascal, en parlant de la foi et NON de l'amour !!! Argh, citations reprises à tort et à travers...). Que la perfection contienne l'existence, c'est possible, mais c'est contestable : ne dit-on pas que la perfection n'est pas de ce monde ? Je pense que toute chose qui existe contient une part d'imperfection. Le ciel donne la pluie, les fleurs fanent, les belles vieillissent, l'amnésie prend le pas sur la mémoire.. Rien ne résiste à l'usure du temps ! Bref.. J'espère que je ne t'ai pas trop ennuyé avec mon topo, on dirait un cours ! Tu vas regretter d'avoir parlé de tes livres préférés, lol ! Quant au prince de Machiavel, là encore je trouve qu'on détourne sa théorie. "La fin justifie les moyens", oui, mais il faut replacer dans le contexte : la renaissance Italienne, à Florence plus précisemment, où le roitelet devait lutter pour garder son hégémonie. Je ne l'ai pas lu, mais je l'ai étudié en long en large et en travres (j'ai fait une prépa sciences po et une année d'histoire). Voili voilou, j'espère pouvoir poursuivre cette conversation (ce monologue ?) un de ces quatre !
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Ecrit par Calyire, a 19:46 dans la rubrique "Réflexions".
Mardi (21/11/06)
Pensées positives
"Ose devenir qui tu es. Sache te redire sans cesse : " Il ne tient qu'à moi "". André Gide. " On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années : on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Vous êtes aussi jeunes que votre foi, aussi vieux que votre doute." Douglas Mac Arthur. " Ne reste pas à te lamenter devant ma tombe, Je n'y suis pas, je n'y dors pas. Je suis un millier de vents qui soufflent ; Je suis le scintillement du diamant sur la neige. Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr ; Je suis la douce pluie d'automne. Quand tu t'éveilles, dans le calme du matin, Je suis le prompt essor Qui lance vers le ciel où ils tournoient les oiseaux silencieux. Je suis la douce étoile qui brille la nuit. Ne reste pas à te lamenter devant ma tombe. Je n'y suis pas ; je ne suis pas mort." " Un seul jour efface les mauvais jours..." Honoré de Balzac. "C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore".Anatole France. "Un voyage de mille pas commence par un pas". Lao Tseu. " Celui qui cherche à critiquer trouvera à critiquer même au paradis." Henry David Thoreau. " Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonent, et ils n'amassent rien dans les greniers. Et votre père les nourrit ! Qui de vous peut par son inquiétude ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Ne vous inquiétez pas du lendemain car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine". Jésus de Nazareth (Evangile selon St Matthieu). " Plus profondément le chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir de joie". Khalil Gibran. "Soyez les poètes de votre vie. Osez chaque jour mettre du bleu dans votre regard, et de l'orange à vos doigts, des rires à votre gorge et surtout, surtout, une tendresse renouvelée à chacun de vos gestes". Jacques Salomé. "Telle est ma quête, suivre l'étoile Et puis lutter toujours Sans questions ni repos Se damner Pour l'or d'un mot d'amour". Jacques Brel. L'espoir, c'est aussi la confiance que l'on a dans la vie. Plutôt que d'attendre un moment de dynamisme pour faire ce que j'ai à faire, je le provoque ! Plutôt que de traîner en pyjama, je m'habille pour sortir ! J'ai changé la disposition des meubles (chez moi c'est très bon signe). Bon, comme dit ma Gem, ça ne va pas durer, mais au moins j'en profite ! Ca n'empêche pas les crises, mais je me sens mieux, j'ai des choses à raconter. Demain peut-être je dormirais jusqu'à 14h00, je mangerais, je ferais la patate couchée ("couch potatoe, lol). Mais ça passera. J'espère que ces moments se réduiront petit à petit. J'attends que mes nouveaux médicaments fassent effet pour, peut-être, postuler dans une librairie, mon projet à court terme. Je me déleste de nombreuses illusions. La compréhension absolue, l'absence de conflits... Moins on a de faux espoirs, moins on est déçu. Je me suis inscrite à la bibliothèque municipale, j'ai emprunté pleins de livres, j'adore ! Comment ai-je pu tenir si longtemps sans cela ? Et je n'ai emprunté que des CDs d'humour : Desproges, Devos, François Perusse (les deux minutes du peuple) et Pierre Dac & Francis Blanche. De bons moments en perspective ! Ca change du cercle PC-TV-couchée ! Sur ce blog j'essaie désormais de ne plus faire le disque rayé : "je me trouve grosse, je suis immonde, ça ne va pas..." : à quoi bon ? C'est toujours pareil, ça n'avance à rien, l'écrire ne fait qu'enfoncer le couteau. Je préfère parler des bons moments : peut-être que dans dix ans, j'aurais l'illusion d'avoir eu une année plutôt heureuse. Peut-être même que ce ne sera pas qu'une illusion. Si tu me lis : merci Mimine, grâce à toi j'avance, et si je stagne, je garde espoir. Je te dois tant.
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Ecrit par Calyire, a 19:24 dans la rubrique "Réflexions".
Jeudi (09/11/06)
Néologismes
Biscuter : discuter à deux. Monolutter : se parler à soi-même, se prendre la tête. Qu'est-ce que la déprime ? C'est comme un chat qui se mord la queue. On court on court pour s'en sortir, mais toujours les vieux démons nous rattrapent...
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Ecrit par Calyire, a 13:38 dans la rubrique "Réflexions".
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