Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Session
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?


Citations

Index des rubriques

Calendrier
Mai 2007
LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   

Derniers commentaires

Le journal de ma vie ou la quête du...quoi ?
Jeudi (24/05/07)
Piédestal

Descends de ton piédestal

Regarde comme je suis mal

Enlève ton costume d'autorité

Et fais preuve de pitié

Viens vers moi et prends-moi dans tes bras

Car j'ai tant besoin de toi.

Mes larmes ne cessent de couler

Tandis que tu ne fais que ruminer

Tu ne peux pas lire dans mon coeur

Tant que tu n'effaces pas ta rancoeur

Pourtant je fais de mon mieux

Pour trouver grâce à mes yeux.

Je hais le temps qui passe

En marquant ses traces

Comme les pleurs inutiles

Laissent une trace indélébile.

Ecrit par Calyire, à 12:26 dans la rubrique "Poésie".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)


Lundi (19/03/07)
Pluie de savon

Se laver...

Faire disparaître toute trace d'impureté, de saleté. Le passé.

Se baigner...

Couler dans le bien-être, jusqu'à s'en repaître.

S'inonder.

Oublier. Effacer.

Sentir la pluie de gouttes ruisselantes, pénétrantes, bienfaisantes.

Les senteurs paradisiaques aux doux parfums des îles.

Aphrodisiaques.

Pureté. Netteté.

Ne plus penser.

Et recommencer.

Ecrit par Calyire, à 03:56 dans la rubrique "Poésie".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)


Jeudi (01/06/06)
Poèmes de Francis Ponge

Le pain
" La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable… Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. "
Francis Ponge, Le Parti-pris des choses, 1942, Gallimard p 39.

L’orange, Francis Ponge, Le Parti-pris de Choses, 1942, Gallimard.

 Comme dans l’éponge il y a dans l’orange une aspiration à reprendre contenance après avoir subi l’épreuve de l’expression. Mais où l’éponge réussit toujours, l’orange jamais : car ses cellules ont éclaté, ses tissus se sont déchirés. Tandis que l’écorce seule se rétablit mollement dans sa forme grâce à son élasticité, un liquide d’ambre s’est répandu, accompagné de rafraîchissement, de parfums suaves, certes, - mais souvent aussi de la conscience amère d’une expulsion prématurée de pépins.
Faut-il prendre parti entre ces deux manières de mal supporter l’oppression ? – L’éponge n’est que muscle et se remplit de vent, d’eau propre où d’eau sale selon : cette gymnastique est ignoble. L’orange a meilleur goût, mais elle est trop passive, - et ce sacrifice odorant…c’est faire à l’oppresseur trop bon compte vraiment.
Mais ce n’est pas assez avoir dit de l’orange que d’avoir rappelé sa façon particulière de parfumer l’air et de réjouir son bourreau. Il faut mettre l’accent sur la coloration glorieuse du liquide qui en résulte qui en résulte, et qui, mieux que le jus de citron, oblige le larynx à s’ouvrir largement pour la prononciation du mot comme pour l’ingestion du liquide, sans aucune moue appréhensive de l’avant - bouche dont il ne fait pas hérisser les papilles.
Et l’on demeure au reste sans paroles pour avouer l’admiration que mérite l’enveloppe du tendre, fragile et rose ballon ovale dans cet épais tampon – buvard humide dont l’épiderme extrêmement mince mais très pigmenté, acerbement sapide, est juste assez rugueux pour accrocher dignement la lumière sur la parfaite forme du fruit.
Mais à la fin d’une trop courte étude, menée aussi rondement que possible, - il faut en venir au pépin. Ce grain, de la forme d’un minuscule citron, offre à l’extérieur la couleur du bois blanc de citronnier, à l’intérieur un vert de pois ou de germe tendre. C’est en lui que se retrouvent, après l’explosion sensationnelle de la lanterne vénitienne de saveurs, couleurs et parfums que constitue le ballon fruité lui-même, - la dureté relative et la verdeur (non d’ailleurs entièrement insipide) du bois, de la branche, de la feuille : somme toute petite quoique avec certitude la raison d’être du fruit.
Ecrit par Calyire, à 23:03 dans la rubrique "Poésie".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)


Le gardien du phare aime trop les oiseaux
--> Jacques Prévert
Des milliers d'oiseaux volant vers les feux
Par milliers ils tombent par milliers ils se cognent
Par milliers aveuglés par milliers assommés
Par milliers ils meurent
Le gardien ne peut supporter des choses pareilles
Les oiseaux, il les aime trop
Alors il dit tant pis je m'en fous!
Et il éteint tout
Au loin un cargo fait naufrage
Un cargo venant des îles
Un cargo chargé d'oiseaux
Des milliers d'oiseaux des îles
Des milliers d'oiseaux noyés.
Baudelaire

 
Ecrit par Calyire, à 22:33 dans la rubrique "Poésie".
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)


Samedi (08/01/05)
--> Kipling

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie,
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, >
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,<
Tu seras un Homme, mon Fils.

Ecrit par Calyire, à 12:42 dans la rubrique "Poésie".
Lire l'article ! (suite de l'article + 1 commentaires)


Samedi (20/11/04)
La muse
--> Alfred de Musset

ALFRED DE MUSSET (1810-1857)

Ecrit par Calyire, à 14:44 dans la rubrique "Poésie".
Lire l'article ! (suite de l'article + 1 commentaires)