Vendredi (25/05/07)
Piédestal
Descends de ton piédestal Regarde comme je suis mal Enlève ton costume d'autorité Et fais preuve de pitié Viens vers moi et prends-moi dans tes bras Car j'ai tant besoin de toi. Mes larmes ne cessent de couler Tandis que tu ne fais que ruminer Tu ne peux pas lire dans mon coeur Tant que tu n'effaces pas ta rancoeur Pourtant je fais de mon mieux Pour trouver grâce à mes yeux. Je hais le temps qui passe En marquant ses traces Comme les pleurs inutiles Laissent une trace indélébile.
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Ecrit par Calyire, a 11:26 dans la rubrique "Poésie".
Mardi (20/03/07)
Pluie de savon
Se laver... Faire disparaître toute trace d'impureté, de saleté. Le passé. Se baigner... Couler dans le bien-être, jusqu'à s'en repaître. S'inonder. Oublier. Effacer. Sentir la pluie de gouttes ruisselantes, pénétrantes, bienfaisantes. Les senteurs paradisiaques aux doux parfums des îles. Aphrodisiaques. Pureté. Netteté. Ne plus penser. Et recommencer. 
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Ecrit par Calyire, a 02:56 dans la rubrique "Poésie".
Jeudi (01/03/07)
Attache-moi
Quand le soleil se couche à tes pieds Jusqu'à ce qu'il se lève aux miens Attache-moi Quand le ciel se fait tard et que la nuit gronde Attache-moi Quand tu me murmures ton souffle à l'oreille Prends-moi. Si tu me veux pour toi Aime-moi. Je serais là quand tu voudras Mais dis-le moi. Puisque je suis faite pour toi Quand je suis dans tes bras Crie-le moi. Lorsque l'aurore nous entoure Et que nous faisons l'amour Crie, gémit, hurle-moi : oui ! Comme moi tu le sais Tu l'as bien deviné Je le crois, c'est inné Quelque chose nous a liés Peut-être à jamais ? Alors, sortons, jouons, rions Et toujours, de la vie profitons Car ensemble nous serons Tant que nous le voudrons. C'est pour ça que la vie est belle Car tant de surprises elle recèle !
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Ecrit par Calyire, a 00:51 dans la rubrique "Poésie".
Samedi (10/02/07)
Infinité
INFINITE
Mon amour pour toi
Est aussi profond qu'un puits sans fond
Aussi grand que l'océan
Si intense et si dense
Que j'en oublie jusqu'à mon nom.
Le poète n'a aucun mérite
Face à la muse qui l'habite
Le chant de ton souffle me donne le tempo
La caresse de ta peau m'inspire les mots
Pendant que ton odeur ravit mon cœur.
Je suis le stylo, tu es l'idée
Je ne fais que retranscrire ta beauté.
Quand je serre ta petite main
Plus rien ne m'atteint
Tes baisers me font tout oublier
T'observer me fait sentir en sécurité
Ton époustouflante beauté n'a d'égale que ta bonté
Pour une fois beauté intérieure et extérieure se rejoignent
Comparé à ta peau, le velouté d'une pêche
Semble si rêche.
Tu combles toutes mes brèches.
A t'aimer je ne peux que m'aimer ;
De la vie j'aime te voir jouir
Car ton bonheur est mon plaisir.
Peu m'importe de plaire aux hommes
Vraiment, la séduction m'assomme,
Tant que je te conviens, tout va bien.
Tout chez toi est délicatesse
Ton corps n'est que tendresse
Ton parfum, mon élixir divin
Me rend accro à toi.
Je me niche dans tes bras
Tout au creux de toi
Je te contemple, si merveilleux
J'aime à me perdre dans tes yeux.
Je ne doute plus une seconde
d'avoir ma place dans ce monde.
Peu m'importent les épreuves
J'ai déjà bien fait mes preuves.
Tout ce qui compte ici bas
C'est ton bonheur à toi.
L'esthétique rejoint l'éthique
L'humain le divin
La beauté la bonté
Et l'intelligence, l'apparence.
Tout chez toi est qualités.
Ton amour me tisse
Un habit de bonheur
Un costume de volonté
Une robe de douceur
Une armure de dignité.
Ta tendresse me renforce
Me donne vie
Me protège telle une écorce
Et m'envahit
Me réchauffe
Me transporte
Jusqu'aux confins de l'univers
Jusqu'au bout des étoiles
Me met la tête à l'envers
Et me tisse une grande toile
Qui partout m'enveloppe
Se développe
Jusqu'à m'étouffer
D'infinité.
Tendresse, gentillesse
Calme et sagesse
Force tranquille,
Esprit agile
Ange gardien
Perle rare
Homme bien
Trésor
Voilà ce que tu es,
Mon adoré.
Maintenant, si tu veux bien
prends-moi donc la main
Et ferme les yeux.
Imagine ton bien le plus précieux
Ce que tu ressens pour lui
La passion qui t'envahit;
La tendresse que tu ressens.
Imagine un instant
qu'il lui arrive un malheur.
Alors tu retiens tes pleurs
Et supplie dieu de remonter le temps
Pour contourner l'accident.
Ta vie est brisée
Ton amour perdu
Tu n'en peux plus
Tu veux te tuer.
Tu es la prunelle de mes yeux
Tu es ce bien précieux
Qui m'importe plus que tout.
Je t'implore mon amour
Pour que tu fasses attention
Toujours et partout
A ta santé, à ta vie
A ton bonheur aussi
Car tout ce que je veux
C'est que nous vivions à deux.
Promets-moi de ne jamais renoncer
A ton avenir, ta destinée.
J'ai déposé les armes
Sans verser une larme
Mon seul combat
Ce sera toi.
Affection infini affinité intimité
Infinité.
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Ecrit par Calyire, a 10:08 dans la rubrique "Poésie".
Vendredi (02/06/06)
La rose
--> Ode à Cassandre
Mignonne, allons voir si la roseA Cassandre
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Ecrit par Calyire, a 22:05 dans la rubrique "Poésie".
Poèmes de Francis Ponge
Le pain" La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable… Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. " Francis Ponge, Le Parti-pris des choses, 1942, Gallimard p 39. L’orange, Francis Ponge, Le Parti-pris de Choses, 1942, Gallimard. Comme dans l’éponge il y a dans l’orange une aspiration à reprendre contenance après avoir subi l’épreuve de l’expression. Mais où l’éponge réussit toujours, l’orange jamais : car ses cellules ont éclaté, ses tissus se sont déchirés. Tandis que l’écorce seule se rétablit mollement dans sa forme grâce à son élasticité, un liquide d’ambre s’est répandu, accompagné de rafraîchissement, de parfums suaves, certes, - mais souvent aussi de la conscience amère d’une expulsion prématurée de pépins.Faut-il prendre parti entre ces deux manières de mal supporter l’oppression ? – L’éponge n’est que muscle et se remplit de vent, d’eau propre où d’eau sale selon : cette gymnastique est ignoble. L’orange a meilleur goût, mais elle est trop passive, - et ce sacrifice odorant…c’est faire à l’oppresseur trop bon compte vraiment.Mais ce n’est pas assez avoir dit de l’orange que d’avoir rappelé sa façon particulière de parfumer l’air et de réjouir son bourreau. Il faut mettre l’accent sur la coloration glorieuse du liquide qui en résulte qui en résulte, et qui, mieux que le jus de citron, oblige le larynx à s’ouvrir largement pour la prononciation du mot comme pour l’ingestion du liquide, sans aucune moue appréhensive de l’avant - bouche dont il ne fait pas hérisser les papilles.Et l’on demeure au reste sans paroles pour avouer l’admiration que mérite l’enveloppe du tendre, fragile et rose ballon ovale dans cet épais tampon – buvard humide dont l’épiderme extrêmement mince mais très pigmenté, acerbement sapide, est juste assez rugueux pour accrocher dignement la lumière sur la parfaite forme du fruit.Mais à la fin d’une trop courte étude, menée aussi rondement que possible, - il faut en venir au pépin. Ce grain, de la forme d’un minuscule citron, offre à l’extérieur la couleur du bois blanc de citronnier, à l’intérieur un vert de pois ou de germe tendre. C’est en lui que se retrouvent, après l’explosion sensationnelle de la lanterne vénitienne de saveurs, couleurs et parfums que constitue le ballon fruité lui-même, - la dureté relative et la verdeur (non d’ailleurs entièrement insipide) du bois, de la branche, de la feuille : somme toute petite quoique avec certitude la raison d’être du fruit.
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Ecrit par Calyire, a 22:03 dans la rubrique "Poésie".
A une passante
--> Baudelaire
A une passanteLa rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une femme passa, d'une main fastueuse Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
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Ecrit par Calyire, a 22:02 dans la rubrique "Poésie".
Le gardien du phare aime trop les oiseaux
--> Jacques Prévert
Des milliers d'oiseaux volant vers les feuxPar milliers ils tombent par milliers ils se cognentPar milliers aveuglés par milliers assommésPar milliers ils meurentLe gardien ne peut supporter des choses pareillesLes oiseaux, il les aime tropAlors il dit tant pis je m'en fous!Et il éteint toutAu loin un cargo fait naufrageUn cargo venant des îlesUn cargo chargé d'oiseauxDes milliers d'oiseaux des îlesDes milliers d'oiseaux noyés. Baudelaire
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Ecrit par Calyire, a 21:33 dans la rubrique "Poésie".
Dimanche (09/01/05)
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie, Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir, Si tu peux être amant sans être fou d'amour, Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre, Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ; Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles, Sans mentir toi-même d'un mot ; Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frères, Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ; Si tu sais méditer, observer et connaître, Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser, sans n'être qu'un penseur ; Si tu peux être dur sans jamais être en rage, > Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu peux être bon, si tu sais être sage, Sans être moral ni pédant ; Si tu peux rencontrer triomphe après défaite Et recevoir ces deux menteurs d'un même front Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront ; Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,< Tu seras un Homme, mon Fils.
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Ecrit par Calyire, a 11:42 dans la rubrique "Poésie".
Dimanche (21/11/04)
La muse
--> Alfred de Musset
ALFRED DE MUSSET (1810-1857)
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Ecrit par Calyire, a 13:44 dans la rubrique "Poésie".
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