L'amour, qu'est-ce que c'est ?
Suite à une discussion sur les définitions personnelles de l'amour, je voulais tenter de cerner le sujet. Tout d'abord ce que l'amour n'est pas. La possession, la jalousie, une prison, la fusion. Un amour ne peut pas être sain et durable sans une grande part d'autonomie, à mon sens. Ca dépend des caractères, mais je sais que pour ma part j'ai besoin de conserver mon indépendance. La compréhension. Je ne pense pas que deux personnes, aussi proches soient elles, puissent se connaître parfaitement. D'ailleurs toutes les fois où quelqu'un a cru me connaître, il s'est trompé. Croire qu'on connaît l'autre, c'est penser à sa place, savoir ce qui est bon pour lui, et lui en vouloir s'il n'agit pas comme on voudrait qu'il agisse. Il n'est jamais possible de cerner totalement quelqu'un, et c'est ça qui fait l'intérêt d'une relation, la découverte perpétuelle, l'émerveillement, la surprise... Un refuge. A mon sens c'est une erreur d'attendre de l'autre qu'il nous aide à porter ou résoudre nos problème. Ma philosophie, c'est de toujours ne compter que sur moi. Je ne veux pas porter les problèmes des autres, comme je ne veux pas mêler les autres à mes soucis. Cela n'amène qu'anxiété, inquiétude, sentiment d'impuissance et frustration. La seule chose qui peut aider c'est de se savoir aimé, et c'est déjà pas mal ! Mais attention, je ne nie pas le rôle de l'empathie, qui est essentielle pour se sentir pris en considération et respecté. L'amour, c'est donc... Une complémentarité. Je rencontre beaucoup de couples qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau, aussi bien physiquement qu'intellectuellement. En ce qui me concerne je préfère quelqu'un de différent, je ne veux pas d'un miroir ! Ce qui m'attire c'est la découverte, l'inconnu, le mystère. J'aime apprendre de nouvelles choses, découvrir de nouveaux centres d'intérêt, sortir un peu de mon petit monde et voler vers de nouveaux horizons. On ne voyage jamais tant que par les rencontres ! Une complicité. Le moteur du couple reste les bons moments partagés, de rire ou de tendresse, de joie comme de tristesse. Certes c'est souvent une illusion, mais on s'accroche à ce qu'on peut. Il faut de la patience avant de commencer à connaître quelqu'un et à l'apprécier ou l'aimer pour ce qu'il est vraiment, et non pour l'image qu'on se fait de lui. On dit que l'amour dure trois ans, et s'il y a effectivement une crise au bout d'un certain nombre d'années ça vient sûrement des désillusions, des espoirs infondés, des conceptions de la vie et de l'avenir qui divergent. En ce sens c'est important de se ressembler, de partager les mêmes valeurs fondamentales. C'est comme parler la même langue. C'est pour cela que la plupart des membres d'un couple sont issus d'un milieu social similaire. Du plaisir partagé. Cela inclut la connivence intellectuelle, indispensable pour moi. Que les points de vue soient les mêmes ou non, il est essentiel de pouvoir les partager, les confronter et les modifier en discutant. Mais cela comprend aussi la bonne entente physique, qui n'en est pas moins importante surtout sur le long terme. Il faut une harmonie, une chimie des corps et des coeurs. Evidemment l'attirance physique est l'ingrédient principale de cette recette, à laquelle s'ajoutent la sensualité, l'écoute et le partage, le désir et le plaisir. L'amour c'est aussi le mystère, cette part de l'autre qui nous échappe. Ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais, qu'on a toujours à apprendre. L'amour enfin c'est progresser ensemble. S'épauler dans les moments durs. Partager les réussites. Evoluer au gré de la vie et des rencontres, mais évoluer à deux. Parfois on s'aime, mais l'amour est impossible... Je l'ai vécu. On s'aimait pour ce qu'on était, mais on ne pouvait pas vivre ensemble pour ce qu'on pensait. Ce fût long et difficile à réaliser. Mais nos chemins se sont séparés sans regrets... Pour finir je vais citer les qualités qui me paraîssent indispensables pour aimer, que ce soit amicalement ou amoureusement : - l'honnêteté intellectuelle, le fait de reconnaître ses erreurs et d'avoir l'intelligence d'en tirer des conclusions. Savoir se remettre en cause et s'excuser. Avoir une bonne faculté d'auto-analyse. - l'esprit critique ¤ Vis à vis de soi-même : cela rejoint l'honnêteté intellectuelle, mais aussi l'auto-dérision. ¤ Vis à vis de l'extérieur : avoir un regard neutre sur les évènements puis les analyser avec nos connaissances, quitte à se renseigner sur le sujet pour ne pas tirer de conclusions hâtives. Ne pas tout gober, savoir faire le tri dans les informations. Ne pas être influençable inconsciemment. - l'humour : qualité sans laquelle on s'ennuit vite... Je connais peu de gens dépourvus d'humour. J'apprécie particulièrement l'humour absurde (anglais), l'humour spirituel (jeux de mots un peu subtils), l'humour pince sans rire (le contraire du mien !) et l'humour noir (mais pas glauque ou gore). J'aime ceux qui savent tout prendre avec légèreté, qui ont un regard neuf et une approche originale. Ma référence en la matière est bien sûr Pierre Desproges. - l'intelligence. Eh oui, je suis élitiste ! Cela dit, l'intelligence c'est très vague. Disons que l'idéal c'est un bon équilibre entre l'intelligence abstraite et concrète. Il paraît que les génies sont parfois incapables de faire cuire un oeuf : ça ne m'étonne pas, ils sont tellement dans leur monde et leurs pensées qu'ils ne se soucient même plus de la réalité ! Quelqu'un que j'admirais disait : "l'intelligence, c'est la capacité à faire des liens". Pour moi l'esprit critique fait partie de l'intelligence, ainsi qu'un bon sens de l'observation. La mémoire serait plutôt l'instrument de l'intelligence, pas sa composante. L'intelligence c'est aussi la créativité, l'imagination, la capacité à se tirer de situations abracadabrantes grâce à des astuces. L'ouverture d'esprit est aussi une forme d'intelligence. - la gentillesse, ou l'intelligence du coeur. La gentillesse c'est l'empathie, quitter sa peau pour quelques instants et savoir se mettre à la place de l'autre. Mais être gentil n'est pas (forcémment) être niais : l'idéal est de s'avoir s'affirmer, d'avoir une bonne dose de confiance en soi et une part vitale d'égoïsme. Penser aux autres n'est pas s'oublier soi-même !
Ecrit par Calyire, le Lundi 2 Juillet 2007, 18:46 dans la rubrique "Réflexions".
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Ecrit par ptite-zouzou le Lundi 2 Juillet 2007, 20:25
bon devoir!! lol je trouve que c'est une bonne analyse :) j'insiste sur le mystère, la complicité et la progression ensemble aussi.
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Ecrit par Anatole le Mardi 3 Juillet 2007, 20:27
C'est en fait la définition du rapport humain, les règles de la vie en société.
Donc de l'amour. Au fait, je sais cuire un oeuf. ... Je sais aussi envoyer les autres s'en faire cuire un.  
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Re:
Ecrit par Thierry dupont (titi92) le Mardi 4 Septembre 2007, 11:16
Celà me parait être une analyse assez pertinente des sentiments amoureux et celà devrait être inculqué lors des premières années d'école de nos marmots.. trop de gens oublient ce qu'est réellement l'amour!!! Félicitation..
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Re:
Ecrit par calyire le Mardi 4 Septembre 2007, 11:26
Merci Titi ! A mon avis on aurait beau enseigner ce genre de choses, ça ne servirait à rien... La vie est une sorte de psychanalyse géante de laquelle on tire nos erreurs et on apprend, mais sans l'expérience, la science n'est rien ! ;)
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Re:
Ecrit par Thierry dupont (titi92) le Mardi 4 Septembre 2007, 17:47
C'est souvent dans la douleur qu'on apprend le mieux ... mais que de souffrances parfois inutiles .
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