Carte postale
Samedi dernier je suis rentrée un peu bronzée et très contente d'un magnifique voyage d'une semaine à Luxor. Je tenais à vous le faire partager. Départ le samedi 1er mars au soir, avec un charter. L'avion a deux heures de retard : pas grave, j'en profite pour faire un tour dans les boutiques de l'aéroport et profite de la détaxe pour m'offrir le fameux pendentif coeur Swarowski (en rose, ma couleur fétiche). Je suis avec ma tante, sur place nous allons retrouver une amie à elle et sa fille. Vers minuit, nous embarquons. Je n'ai pas pris l'avion depuis très longtemps, et je n'ai encore jamais changé de continent. Je me tords le cou pour observer le paysage à travers le hublot, et ça fait tout bizarre de se dire qu'il y a le vide sous le sol. Après la distribution des plateaux repas, qui dégagent une odeur nauséabonde, je peux enfin fermer un oeil. Enfin, l'arrivée : c'est le petit matin, le soleil se lève et la fatigue ne m'a pas quittée. Après les formalités administratives, on rejoint le car qui nous conduit à l'hôtel. Premier aperçu du pays : les routes sont bordées de palmiers. L'hôtel est immense : c'est le Sofitel Karnak, un cinq étoiles. Je suis dans la même chambre que ma tante, mais ce n'est pas l'espace qui manque : il y a même un accès à un patio. Je visiterai plus tard : il est temps de récupérer. Nous nous réveillons vers 13 heures, retrouvons l'amie de ma tante et sa fille puis cherchons le restaurant. C'est une grande salle vide avec un buffet, la nourriture n'est pas extra. Puis on lézarde au bord de la piscine : c'est vraiment un cadre paradisiaque. Il me tarde de découvrir la ville pour réaliser pleinement la beauté du lieu. Le lendemain nous nous levons de bonne heure pour visiter la vallée des rois avec un guide. Il y a 45 minutes de trajet en car, et sur le passage nous pouvons découvrir les colosses de Memnon, qui sont en train d'être restaurés. Arrivés à l'entrée de la vallée, nous prenons un petit train jusqu'à la première tombe : celle de Ramsès III. Le guide nous explique les représentations que nous allons découvrir, notamment la déesse Nout sur le plafond, qui représente la voûte céleste : le soir elle avale le soleil pour le "restituer" le matin... Une fois dans la tombe, deux choses me frappent : le monde, et la petitesse de l'endroit par rapport à ce que j'imaginais. Il y a un couloir, la chambre funéraire et quelques chambres latérales dédiées aux offrandes. Certaines tombes ne sont pas finies car le pharaon est mort trop tôt : les artisans ne disposaient alors que de 70 jours- période de la momification- pour continuer leur oeuvre. Nous sortons, le soleil tape malgré l'heure matinale. La tombe de Ramsès IV nous attend : elle est un peu plus grande, mais il y a toujours autant de monde. Nous finissons avec Toutmosis III : il faut grimper des escaliers raides, puis redescendre avant d'accéder au lieu sacré. La chaleur y est oppressante, et nous ne sommes qu'au mois de mars. La tombe est très belle, les hiéroglyphes qui parent les murs me font penser à une bande dessinée. Il y a encore le sarcophage. Après nous reprenons le car jusqu'à une usine d'albâtre, où on nous explique comment on fabrique les vases, ainsi que la différence entre la vraie pierre et les imitations. On nous offre un thé. C'est le moment d'acheter les premiers cadeaux. Puis on se dirige vers le temple d'Hatsepsout, une femme pharaon qui a fait construire l'édifice en plein milieu du désert. Les trois étages de colonnes sont magnifiques. Je cherche impatiemment la scultpure de la reine- d'une grande beauté selon le guide- qui se trouve en fait à droite du temple. Avant de regagner l'hôtel on nous arrête devant une fabrique de papyrus. Il faut douze jours pour le fabriquer. Encore une fois on achète quelques cadeaux. L'après-midi, un accompagnateur nous fait faire un tour en calèche dans la ville, avec un arrêt dans un souk (celui des touristes) où il nous aide à négocier les prix. Je ramène une jolie boîte en nacre. Mardi, nous devons encore nous lever aux aurores mais c'est pour la bonne cause : une croisière d'une journée sur le Nil, un aller-retour jusqu'au temple de Dendera. Il fait très frais sur le bateau jusqu'à dix ou onze heures, on se blottit sous des couvertures. Un vendeur fait trois fois le tour du bateau pour nous vendre des écharpes en coton, en soie, en pashmina... Vers midi, on regagne la rive et on se dirige vers le temple. C'est impressionant de beauté et de grandeur. Sur le chemin du retour, le vendeur repasse encore plusieurs fois. On assiste au coucher de soleil. Mercredi, grasse mat ! Je me lève juste à temps pour l'aquagym, suivie d'un cours de danse orientale très fun et décomplexant ! L'après-midi on retrouve le groupe pour se rendre à l'île aux bananes, en bateau à moteur- que je conduirai tant bien que mal au retour ! Sur cette île outre les bananiers, on trouve de l'ombre, des chats, et des Egyptiens qui nous suivent en demandant des backshishs. Le soir il y avait un spectacle à l'hôtel : un derviche tourneur qui tournait, tournait, tournait avec sa jupe pleine de couleurs qui s'élevait telle une corolle... puis une danseuse orientale, qui m'a fait monter sur scène avec deux petiotes ! J'étais contente d'avoir eu un cours le matin même ! Le lendemain, réveil aux aurores pour voir la ville sous un autre jour... celui du ciel. Une navette bateau nous fait traverser le Nil jusqu'au terrain d'où partent les montgolfières, colorées et immenses. Nous les voyons se gonfler sous nos yeux, remplie d'une flamme bruyante en leur sein. Puis il faut grimper par-dessus la nacelle, et ouvrir grand les mirettes. Nous montons vite et contemplons le désert qui flirte avec les carrés de terres cultivées. J'ai un peu le vertige, car la nacelle tourne sur elle-même. Mais c'est un spectacle d'une grande beauté, et une occasion exceptionnelle. L'aterrissage se fait tout en douceur, le pilote maîtrise ! Parmi les enfants réunis autour de nous, l'un a fait assoir son bébé chien sur son mulet, c'est mignon comme tout ! Le minibus nous conduit à travers un bout de désert, puis un village où les femmes portent leurs provisions sur la tête. Retour à l'hôtel, pour une sieste matinale bien méritée. L'après-midi, je me rafraîchis à la piscine puis nous retrouvons le groupe pour le fameux son et lumière du temple de Karnak. Le style du texte est poético-onirique, les lumières habillent les colonnes gigantesques de mille feux et font miroiter le lac sacré tel un bijou. Vendredi, dernier jour de visite : on a intérêt à en profiter ! Tôt le matin nous prenons un taxi jusqu'à la vallée des nobles, où nous avons le privilège d'être seules dans deux des tombes. Les couleurs sont encore présentes, et les chevelures des femmes sculptées avec une extrême finesse dans les parois de pierre. Dans la vallée des reines ce sont en fait des tombes des fils de Ramsès-je-ne-sais-plus-combien que nous visitons (celle de Néfertiti est fermée). Là encore c'est calme et beau. Dans une chambre funéraire un squelette de foetus est replié dans un coin, sous une vitre. Les dessins représentent souvent des pirogues, les différents Dieux (à tête de faucon- Horus ; de chacal- Anubis ; de vache- Hator; de crocodile- Seth...), les offrandes qui leur sont faites ainsi que la personne qui gît et sa femme. Le taxi nous conduit jusqu'au temple d'Habu (Ramsès III, le dernier grand roi guerrier) et nous dit de prendre notre temps, car il doit faire sa prière à la mosquée ! C'est grand, mais on fait quand même deux fois le tour. Détail "amusant" : pour quantifier les victoires, le roi ordonna qu'on tranche les mains des ennemis. Or les soldats égyptiens, pour monter en grade, tranchèrent les mains de leurs confrères. Du coup, il fallut trancher les pénis : ceux des adversaires n'étaient pas circoncis. Sur l'un des murs on peut voir un scribe décomptant les mains et les phallus. Un peu plus joyeux : un groupe d'ados voilées a cherché à faire la conversation. On a fini par être prises en photo à leurs côtés, elles étaient ravies ! Ensuite pause déjeuner à l'hôtel, je flâne un peu à la piscine, puis c'est reparti pour un tour ! D'abord le musée de Luxor, où il y a deux momies, des sarcophages aux couleurs intactes, des objets de la vie quotidienne et surtout, les fameuses statues de Toutankhamon... Après, le taxi- un petit jeune qui m'a fait monter à côté de lui- nous conduit au temple de Luxor. On y découvre l'allée des sphynx, et toujours ces immenses colonnes parées de lumière. Puis on se fait balader à travers la ville et ses coins un peu glauques, mais ça change ! Enfin, samedi, jour du départ : on profite jusqu'au bout de la piscine, puis direction l'aéroport ! Là, une bonne surprise : on se retrouve en business class. Du coup on peut étaler ses jambes, mater un film et même manger quelque chose de comestible ! On passe devant le mont blanc, magnifique sur son lit de nuages. Et arrivée à Paris-gris, mais peu importe : j'ai la tête pleine de soleil, et très envie de faire de nouveaux voyages !
Ecrit par Calyire, le Lundi 10 Mars 2008, 17:24 dans la rubrique "Journal".
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Ecrit par AboveTheClouds le Lundi 10 Mars 2008, 18:15
C'est beau.... ça donne envie d'y être. Ca doit être magnifique, l'Egypte. Y a un passé phénoménal là-bas, et le désert... Le Nil, les pyramides, les tombeaux, les temples, le soleil et le sable à l'infini... Ah, un jour, j'irai. (j'irai en Australie aussi, mais c'est pas le même style!)
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Ecrit par ElectricFeedback le Lundi 10 Mars 2008, 22:58
Est-ce en Egypte que tu es allé pêcher tes nouvelles aspirations sentimentales?
Le plus interessant a l'air d'être l'aéroport
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Re:
Ecrit par calyire le Lundi 10 Mars 2008, 23:06
En Egypte les hommes qui sont assez riches peuvent avoir jusqu'à quatre femmes. D'ailleurs ce sont eux qui les entretiennent, et elles portent le voile. Donc, rien à voir avec mes aspirations :)
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