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Le journal de ma vie ou la quête du...quoi ?
Lundi (16/11/09)
Epuisée
Il y a des jours, des moments où je me sens vidée de mon énergie, à plat... Comme ce soir, où même mon cours de danse ne m'a pas motivée pour la première fois de l'année : j'ai dû me forcer pour y aller, et une fois là-bas mon corps me pesait, alors que d'habitude je me laisse entraîner par la musique et je sautille avec entrain.
Il y a des jours où je m'épuise pour rien, où je dépense mon énergie à des choses vaines, où je cours après des gens qui n'en ont rien à faire de moi. Pas forcémment parce que ces gens sont intéressants, juste pour ne pas me retrouver seule. Eh oui, mes collègues de cette année, contrairement à mon ancien boulot, ne m'apportent rien. J'ai vraiment le sentiment de ne pas pouvoir échanger avec eux. Il y a aussi cette nouvelle relation, qui me donnait de l'espoir et de la joie au début, un peu comme chaque nouvelle relation... Cette impression d'être sur un petit nuage. Mais aussi les peurs et hantises qui reviennent au galop. L'attente de l'ombre au tableau qui, immanquablement, finie par arriver. Eh oui, l'ombre en l'occurence, c'est l'absence, car je ne le vois jamais. Il sort d'une relation longue, s'investit à fond dans son travail, par à l'étranger pour sa passion... et moi dans tout ça, je n'ai pas la place que je voudrais. Alors j'attends que ça change, je lui en parle. La patience n'est pas ma qualité principale, je fais pourtant un effort car je donne toujours une chance, voire une deuxième chance... quand ça en vaut la peine. Mais j'ai hâte d'être fixée, j'ai l'impression de me débattre dans des sables mouvants. Ca m'use... Ecrit par Calyire, à 01:49 dans la rubrique "Journal".
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Jeudi (08/10/09)
Ne me parlez plus de ma mère
Non, je n'ai plus envie de m'inquiéter d'elle Ni de faire d'efforts, de l'appeler régulièrement et d'aller la voir au prix d'interminables questions et de lourdes larmes Non, je n'ai plus envie de l'entendre et d'avoir de ses nouvelles. Pourtant, j'ai essayé de dédramatiser De faire comme si de rien n'était Par elle être invitée à déjeuner Pendant mes courses l'appeler Tout cela pour enlever le poids de ma culpabilité Lui faire plaisir, la rendre gaie. Une fois, deux fois, cinq fois tout se passe bien Nous discutions normalement, dans un climat serein. Et puis tout à l'heure, au supermarché Dans la file d'attente, je pense à l'appeler C'est le moment qu'elle choisit Pour m'envoyer un pic bien senti Du genre que jamais l'on n'oublie La phrase qui tue, celle qui appuie où ça fait mal Mais au milieu des gens j'ai dû ravaler mes larmes Supporter la boule dans la gorge Pour ne pas lui hurler : arrête, tes mots sont une arme Pourquoi me faire ça à moi, ta fille ? De quoi veux-tu te venger, avec cette torpille ? Alors j'appelle ma grand-mère, espérant qu'elle saura trouver les mots Je lui dit combien je suis blessée, Qu'aucune personne sensée Dire cela n'aurait osé Et pourtant elle l'a fait... Méchanceté gratuite, cruauté ? Simplement maladie... mais comment comprendre, et accepter, se protéger.
Ecrit par Calyire, à 23:10 dans la rubrique "Journal".
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Mardi (06/10/09)
Un jour ça arrive
Quand je commence à construire ma vie pierre après pierre Réaliser mes rêves les uns après les autres, Avec toujours beaucoup de projets en cours Quelques désillusions aussi, parce que ça n'avance pas assez vite, parce qu'il y a des ombres et des domaines où je me cherche encore... Beaucoup de rencontres, qui toutes m'ont façonnée et forgée, apportée en bien comme en mal, qui m'ont aidée à prendre conscience de mes faiblesses ou de mes doutes ; mais aussi des amitiés formidables qui se sont liées Un nombre incalculable de fous rires Et ces questions toujours au sujet des hommes et de l'amour... Jusqu'au jour où Une belle rencontre se produit. Une alchimie pourtant si difficile à trouver et donc si précieuse. Une spontanéité et une complicité naturelles et instantanées. L'impression de pouvoir faire confiance, et que ça sera mérité, enfin. Et aussi l'envie de donner. Pourtant j'ai une part de moi-même qui reste sur ses gardes, une petite voix qui me dit "Attention ! Et si c'était trop beau ? Et s'il y avait une ombre au tableau ?". Alors il faut apprendre à s'abandonner, ne pas craindre que le passé se reproduise car j'ai changé, et chaque relation est unique. Attendre aussi, car il faut bien de la patience pour bâtir une histoire. Et surtout, continuer à vivre intensémment mes passions et mes amitiés, car il n'y a pas de richesse plus grande que celle de l'union de deux êtres épanouis. Ecrit par Calyire, à 22:23 dans la rubrique "Journal".
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Jeudi (17/09/09)
Equilibre
Peu de gens le savent, même mes amis ou amours... Seulement ceux qui ont vécu avec moi, mes amis d'enfance ou ceux en qui j'ai une entière confiance. Pourtant, ma vie est construite autour, depuis 7 ans. Mon quotidien s'organise avec, comme la chair autour d'un squelette. C'est une sorte de béquille, de pilier sur lequel je m'appuie, qui m'évite de flancher complètement ou qui me permet tout simplement de faire bonne figure en toutes circonstances. Sans lui, je ne sais pas ce que je serais, et pourtant j'aimerais l'être, mais j'ai peur... Peur du vide que ça laissera car sans ce moyen connu et habituel de calmer mes émotions, comment vais-je gérer les doutes et les souffrances ? Lorsque ce problème aura disparu, n'y aura-t-il pas autre chose de bien pire caché derrière, dont je me doute déjà ? Une culpabilité refoulée mais toujours bien présente pourtant, par exemple... Cela va-t-il remettre en cause toute l'estime de moi que j'ai réussi à me construire, jour après jour, succès après doute ? Et pourtant, j'aimerais aplanir cet aspect sombre de moi, pouvoir être "comme tout le monde" et ne plus y penser... Mais si je m'effondre... Je veux tellement donner cette belle image de moi, celle d'une fille parfaite, souriante, agréable, forte et belle. Celle que je suis au fond c'est aussi une facette plus rebelle, quelqu'un de révoltée contre les injustices de la vie, parce que j'en ai vécues dans ma chair, que j'ai lutté contre elles et que je m'identifie facilement aux "minorités". Quelqu'un de passionée, qui ne veut pas vivre dans la demie mesure -et c'est aussi là que mon trouble se retrouve- quelqu'un qui peut rire et pleurer pendant le même film. Quelqu'un qui se pose énormément de questions sur son histoire et qui n'en aura peut-être jamais fini. Mais aussi une fille qui tente de remettre en cause les normes établies par la société pour essayer de trouver sa place là-dedans, en choisissant réellement ce qu'elle veut devenir. Pourtant, cette chose-là je ne l'ai pas choisie, et même si elle fait partie de mon quotidien, elle n'est pas moi. Elle est la solution que mon corps et mon esprit ont trouvé, sans "me" consulter, pour une anesthésie rapide, un apaisant simple. Une drogue qu'on trouve partout, à chaque coin de rue. Pourvu que ma santé n'en soit pas définitivement endommagée... "La nécessité d'exercer un contrôle sur soi, de se soumettre aux lois morales. C'est l'achèvement de l'équilibre." Yolande Chéné
Ecrit par Calyire, à 23:44 dans la rubrique "Journal".
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Lundi (20/07/09)
Amour de vacances
Une semaine en Tunisie, ça peut représenter beaucoup... Beaucoup de souvenirs, de visites, de fous rires et de bons moments partagés avec une amie, les animateurs et les Tunisiens tous plus chaleureux les uns que les autres. Et c'était aussi, pour moi, un amour de vacances... Une semaine intense, où l'on prend son temps mais où les journées sont remplies. D'abord une danse, puis on fait connaissance, ensuite une sortie en boîte et le premier baiser... Des balades romantiques sur la plage, une fête foraine, encore des danses et des baisers. Oui, je garderais de bons souvenirs, mais comme c'est difficile l'aterrissage, se dire que ma vie est ici en France et la sienne là-bas. Sa culture et la mienne sont séparées par une mer, et l'un comme l'autre, ailleurs, serions déracinés. Mais dans ce contexte de rêve l'histoire paraît idyllique, et il faut ensuite faire le deuil. Je ne pensais pas qu'on pouvait autant s'attacher en si peu de temps. Mais plus que d'un homme, je crois que je suis tombé amoureuse du pays. Ecrit par Calyire, à 17:23 dans la rubrique "Journal".
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Lundi (27/04/09)
Merci Gustave !
L'autre soir, un soir comme les autres devant la télé, je m'en voulais un peu d'avoir séché le sport. Et mes jambes me démangeaient. Vous avez remarqué comme on a tendance à se dire "il faut que je visite le Louvre, que je fasse du bateau mouche, que je monte en haut de la Tour Eiffel" et mettre tout ça dans un coin de son crâne pour n'y repenser qu'en se disant "ah oui, il faudra que je le fasse... un jour !". Dans ma "to do list" étaient déjà cochés : - voir une pièce à la Comédie Française (en l'occurence, l'Illusion comique de Corneille : rzzzzz, mais ça pourra toujours me servir pour l'épreuve de Français au BTS) - faire du bateau mouche sur la Seine, et comme prévu, j'ai adoré ! - le Louvre : fait il y a longtemps, et la dernière fois on s'est pointé à 17h30... pour la fermeture ! (ce qui m'a fortement arrangé, car j'étais alors prise d'une flemmingite aigüe). Il restait donc à faire : - monter en haut de la Tour Eiffel (à pieds, of course !). Je n'allais donc pas rester devant ma télé ! J'enfourche un vélib, longe les quais, d'abord dans le but de voir la Dame de fer se parer de mille feux sur les coups de onze heures moins dix... J'arrive à temps pour m'émerveiller et mitrailler cette gigantesque oeuvre métalique de flashs, telle une touriste japonnaise ! Mais je ne m'arrête pas là : pour une fois, il n'y a pas de queue aux piliers, je vais donc me renseigner pour savoir si c'est ouvert et oui, oh miracle ! Et ça ne coûte que quelques euros ! C'est parti ! Je grimpe les marches, les étages... au bout de quelques-uns je suis déjà essouflée, mais continue sans m'arrêter jusqu'au premier pallier. Quelle vue ! Paris la nuit, quoi de plus beau... Je m'empresse de lire les petits panneaux indicatifs : ici, l'Unesco, là, le champ de mars... avec les explications historiques. J'adore ! Là encore, je mitraille malgré un appareil photo qui fait des siennes. Et en route pour le deuxième étage ! Mais je me sens fébrile : à chaque marche je vois tout Paris sous moi, le noir, le vide... le vent... sachant, en plus, que le haut de la Tour Eiffel bouge légèrement... Je suis prise de vertige ! Mais je continue, pressée d'arriver au deuxième étage. Là encore je reprends mon souffle, et mes esprits - du moins j'essaie ! Car ma tête tourne, et je me concentre sur la magnifique vue que m'offre ce monstre froid. J'ai toujours aimé la Tour Eiffel, mais... je la préfère quand même d'en bas ! Quel soulagement une fois le sol regagné. Il m'a fallu rentrer chez moi à pieds le temps de reprendre mes esprits et de savourer ce moment de calme dans la nuit parisienne. Quel bonheur d'habiter la ville lumière...
Ecrit par Calyire, à 00:21 dans la rubrique "Journal".
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Jeudi (01/01/09)
Contaminée aux Contamines
Après une semaine de vacances idyllique cet été à l'UCPA, j'avais décidé de renouveler l'expérience en hiver, avec un copain de l'été. Je me réjouissais de partir, de skier, de faire la fête... Dimanche : nous arrivons, il fait beau, le centre est magnifique (un chalet au milieu des montagnes)... Nous décidons d'aller nous promener, mais je n'ai pas d'après-ski. J'ai repéré un magasin Quechua à l'allée, pas bien loin. On rebrousse donc chemin. On roule, on roule, on voit un panneau qui indique "Quechua à 2 km", mais 6 km plus loin, toujours rien. Demi-tour. Une heure après, on se lance pour la balade, moi en baskets. Tout est blanc, enneigé... verglacé. D'ailleurs, je glisse. Tombe. Me rattrape sur le poignet. J'ai mal, mais on continue à marcher. Le froid anesthésie quelque peu la douleur. De retour au centre, j'enlève mes gants : aïe, c'est bien gonflé ! Mais pas d'infirmerie, il faut aller à la pharmacie. Où l'on me dit d'aller voir le médecin de toute urgence. Gloup's. Sauf que le médecin se trouve en haut d'une route sans trottoir, je suis à pieds, il fait froid. J'achète bandes et crèmes pour passer la nuit. On me propose de m'accompagner en voiture chez le médecin, j'accepte. Une heure d'attente. Bon, je reviendrai le lendemain, surtout que mon pote repropose de m'accompagner. Réveil : vision d'horreur, j'ai les doigts bleus et gonflés. On se dirige donc vers la voiture, qui... ne démarre pas. J'y vais à pied, non sans manquer de me faire écraser par un bus qui freine à temps. Le médecin me fait faire une radio : LA bonne nouvelle du jour : ce n'est pas cassé. Ben alors, pourquoi c'est gonflé comme ça ? Le bandage était trop serré... ha, ha, ha. Et hop, presque 90 € à sortir pour la consultation, direction la pharmacie pour une attelle à porter 15 jours. Prix : 60 €. Evidemment je n'ai plus d'argent, je dois récupérer ma caution à l'UCPA pour pouvoir payer. Ouf, finalement je me débrouille bien. Me voilà avec un poignet hors d'usage (le droit bien sûr, sinon ça ne serait pas drôle), mais déterminée à m'amuser quand même. D'autant plus que j'ai pu remplacer les cours de ski par de la gym. Je rencontre des gens sympas, je m'amuse, je profite du jacuzzi... D'ailleurs, le réveillon du nouvel an c'est demain. Soirée sympa, on fait un jeu de rôles mais tiens, j'ai des frissons, je tremble. Bon, ça va passer. Le 31, ça n'est pas passé : mal de gorge, fatigue... Je me gave de doliprane en priant pour guérir vite. Je passe le réveillon agréablement, je suis juste un peu aphone. Le lendemain matin, j'ai un cours de step, et j'adore ça. Sauf que je suis tellement mal que je préfère rester couchée. Le matin. L'après-midi aussi. Mince, c'est bien joli de voir la montagne de sa fenêtre- en lisant Vacances dans le coma, titre prémonitoire- mais à quoi ça sert de rester là si c'est pour être frustrée de ne pouvoir rien faire ? Sans compter que je n'ai plus d'argent pour le médecin. Par chance, je trouve un train le soir même, et ma coloc m'amène à la gare. Direction la maison, le coeur un peu gros. J'ai fait bonne figure tout le séjour, mais là je suis vraiment trop déçue. C'est le premier jour de l'année, alors je lève le nez et je pense à ce qui m'attend : mon BTS, un appartement, un job à plein temps (j'ai quelques projets qui me tiennent à coeur...). Et je regarde ce que mon séjour m'a apporté : de nouvelles rencontres avec des gens sympas, des parties endiablées de Loup Garou et Jungle Speed, de la danse jusqu'au bout de la nuit et la confirmation que je me débrouille plutôt bien au step et au LIA. Et puis, je pourrais toujours dire que je me suis blessé au poignet... sur une piste noire ! Ecrit par Calyire, à 13:22 dans la rubrique "Journal".
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Lundi (10/03/08)
Luxor bis
Ecrit par Calyire, à 00:03 dans la rubrique "Journal".
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Dimanche (09/03/08)
Photos Luxor
Ecrit par Calyire, à 23:05 dans la rubrique "Journal".
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Carte postale
Samedi dernier je suis rentrée un peu bronzée et très contente d'un magnifique voyage d'une semaine à Luxor. Je tenais à vous le faire partager. Départ le samedi 1er mars au soir, avec un charter. L'avion a deux heures de retard : pas grave, j'en profite pour faire un tour dans les boutiques de l'aéroport et profite de la détaxe pour m'offrir le fameux pendentif coeur Swarowski (en rose, ma couleur fétiche). Je suis avec ma tante, sur place nous allons retrouver une amie à elle et sa fille. Vers minuit, nous embarquons. Je n'ai pas pris l'avion depuis très longtemps, et je n'ai encore jamais changé de continent. Je me tords le cou pour observer le paysage à travers le hublot, et ça fait tout bizarre de se dire qu'il y a le vide sous le sol. Après la distribution des plateaux repas, qui dégagent une odeur nauséabonde, je peux enfin fermer un oeil. Enfin, l'arrivée : c'est le petit matin, le soleil se lève et la fatigue ne m'a pas quittée. Après les formalités administratives, on rejoint le car qui nous conduit à l'hôtel. Premier aperçu du pays : les routes sont bordées de palmiers. L'hôtel est immense : c'est le Sofitel Karnak, un cinq étoiles. Je suis dans la même chambre que ma tante, mais ce n'est pas l'espace qui manque : il y a même un accès à un patio. Je visiterai plus tard : il est temps de récupérer. Nous nous réveillons vers 13 heures, retrouvons l'amie de ma tante et sa fille puis cherchons le restaurant. C'est une grande salle vide avec un buffet, la nourriture n'est pas extra. Puis on lézarde au bord de la piscine : c'est vraiment un cadre paradisiaque. Il me tarde de découvrir la ville pour réaliser pleinement la beauté du lieu. Le lendemain nous nous levons de bonne heure pour visiter la vallée des rois avec un guide. Il y a 45 minutes de trajet en car, et sur le passage nous pouvons découvrir les colosses de Memnon, qui sont en train d'être restaurés. Arrivés à l'entrée de la vallée, nous prenons un petit train jusqu'à la première tombe : celle de Ramsès III. Le guide nous explique les représentations que nous allons découvrir, notamment la déesse Nout sur le plafond, qui représente la voûte céleste : le soir elle avale le soleil pour le "restituer" le matin... Une fois dans la tombe, deux choses me frappent : le monde, et la petitesse de l'endroit par rapport à ce que j'imaginais. Il y a un couloir, la chambre funéraire et quelques chambres latérales dédiées aux offrandes. Certaines tombes ne sont pas finies car le pharaon est mort trop tôt : les artisans ne disposaient alors que de 70 jours- période de la momification- pour continuer leur oeuvre. Nous sortons, le soleil tape malgré l'heure matinale. La tombe de Ramsès IV nous attend : elle est un peu plus grande, mais il y a toujours autant de monde. Nous finissons avec Toutmosis III : il faut grimper des escaliers raides, puis redescendre avant d'accéder au lieu sacré. La chaleur y est oppressante, et nous ne sommes qu'au mois de mars. La tombe est très belle, les hiéroglyphes qui parent les murs me font penser à une bande dessinée. Il y a encore le sarcophage. Après nous reprenons le car jusqu'à une usine d'albâtre, où on nous explique comment on fabrique les vases, ainsi que la différence entre la vraie pierre et les imitations. On nous offre un thé. C'est le moment d'acheter les premiers cadeaux. Puis on se dirige vers le temple d'Hatsepsout, une femme pharaon qui a fait construire l'édifice en plein milieu du désert. Les trois étages de colonnes sont magnifiques. Je cherche impatiemment la scultpure de la reine- d'une grande beauté selon le guide- qui se trouve en fait à droite du temple. Avant de regagner l'hôtel on nous arrête devant une fabrique de papyrus. Il faut douze jours pour le fabriquer. Encore une fois on achète quelques cadeaux. L'après-midi, un accompagnateur nous fait faire un tour en calèche dans la ville, avec un arrêt dans un souk (celui des touristes) où il nous aide à négocier les prix. Je ramène une jolie boîte en nacre. Mardi, nous devons encore nous lever aux aurores mais c'est pour la bonne cause : une croisière d'une journée sur le Nil, un aller-retour jusqu'au temple de Dendera. Il fait très frais sur le bateau jusqu'à dix ou onze heures, on se blottit sous des couvertures. Un vendeur fait trois fois le tour du bateau pour nous vendre des écharpes en coton, en soie, en pashmina... Vers midi, on regagne la rive et on se dirige vers le temple. C'est impressionant de beauté et de grandeur. Sur le chemin du retour, le vendeur repasse encore plusieurs fois. On assiste au coucher de soleil. Mercredi, grasse mat ! Je me lève juste à temps pour l'aquagym, suivie d'un cours de danse orientale très fun et décomplexant ! L'après-midi on retrouve le groupe pour se rendre à l'île aux bananes, en bateau à moteur- que je conduirai tant bien que mal au retour ! Sur cette île outre les bananiers, on trouve de l'ombre, des chats, et des Egyptiens qui nous suivent en demandant des backshishs. Le soir il y avait un spectacle à l'hôtel : un derviche tourneur qui tournait, tournait, tournait avec sa jupe pleine de couleurs qui s'élevait telle une corolle... puis une danseuse orientale, qui m'a fait monter sur scène avec deux petiotes ! J'étais contente d'avoir eu un cours le matin même ! Le lendemain, réveil aux aurores pour voir la ville sous un autre jour... celui du ciel. Une navette bateau nous fait traverser le Nil jusqu'au terrain d'où partent les montgolfières, colorées et immenses. Nous les voyons se gonfler sous nos yeux, remplie d'une flamme bruyante en leur sein. Puis il faut grimper par-dessus la nacelle, et ouvrir grand les mirettes. Nous montons vite et contemplons le désert qui flirte avec les carrés de terres cultivées. J'ai un peu le vertige, car la nacelle tourne sur elle-même. Mais c'est un spectacle d'une grande beauté, et une occasion exceptionnelle. L'aterrissage se fait tout en douceur, le pilote maîtrise ! Parmi les enfants réunis autour de nous, l'un a fait assoir son bébé chien sur son mulet, c'est mignon comme tout ! Le minibus nous conduit à travers un bout de désert, puis un village où les femmes portent leurs provisions sur la tête. Retour à l'hôtel, pour une sieste matinale bien méritée. L'après-midi, je me rafraîchis à la piscine puis nous retrouvons le groupe pour le fameux son et lumière du temple de Karnak. Le style du texte est poético-onirique, les lumières habillent les colonnes gigantesques de mille feux et font miroiter le lac sacré tel un bijou. Vendredi, dernier jour de visite : on a intérêt à en profiter ! Tôt le matin nous prenons un taxi jusqu'à la vallée des nobles, où nous avons le privilège d'être seules dans deux des tombes. Les couleurs sont encore présentes, et les chevelures des femmes sculptées avec une extrême finesse dans les parois de pierre. Dans la vallée des reines ce sont en fait des tombes des fils de Ramsès-je-ne-sais-plus-combien que nous visitons (celle de Néfertiti est fermée). Là encore c'est calme et beau. Dans une chambre funéraire un squelette de foetus est replié dans un coin, sous une vitre. Les dessins représentent souvent des pirogues, les différents Dieux (à tête de faucon- Horus ; de chacal- Anubis ; de vache- Hator; de crocodile- Seth...), les offrandes qui leur sont faites ainsi que la personne qui gît et sa femme. Le taxi nous conduit jusqu'au temple d'Habu (Ramsès III, le dernier grand roi guerrier) et nous dit de prendre notre temps, car il doit faire sa prière à la mosquée ! C'est grand, mais on fait quand même deux fois le tour. Détail "amusant" : pour quantifier les victoires, le roi ordonna qu'on tranche les mains des ennemis. Or les soldats égyptiens, pour monter en grade, tranchèrent les mains de leurs confrères. Du coup, il fallut trancher les pénis : ceux des adversaires n'étaient pas circoncis. Sur l'un des murs on peut voir un scribe décomptant les mains et les phallus. Un peu plus joyeux : un groupe d'ados voilées a cherché à faire la conversation. On a fini par être prises en photo à leurs côtés, elles étaient ravies ! Ensuite pause déjeuner à l'hôtel, je flâne un peu à la piscine, puis c'est reparti pour un tour ! D'abord le musée de Luxor, où il y a deux momies, des sarcophages aux couleurs intactes, des objets de la vie quotidienne et surtout, les fameuses statues de Toutankhamon... Après, le taxi- un petit jeune qui m'a fait monter à côté de lui- nous conduit au temple de Luxor. On y découvre l'allée des sphynx, et toujours ces immenses colonnes parées de lumière. Puis on se fait balader à travers la ville et ses coins un peu glauques, mais ça change ! Enfin, samedi, jour du départ : on profite jusqu'au bout de la piscine, puis direction l'aéroport ! Là, une bonne surprise : on se retrouve en business class. Du coup on peut étaler ses jambes, mater un film et même manger quelque chose de comestible ! On passe devant le mont blanc, magnifique sur son lit de nuages. Et arrivée à Paris-gris, mais peu importe : j'ai la tête pleine de soleil, et très envie de faire de nouveaux voyages ! Ecrit par Calyire, à 18:24 dans la rubrique "Journal".
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