Lundi (10/03/08)
Luxor bis
   

 
 
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Ecrit par Calyire, a 23:03 dans la rubrique "Journal".
Photos Luxor
 
 
 
 
 

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Ecrit par Calyire, a 22:05 dans la rubrique "Journal".
Carte postale
Samedi dernier je suis rentrée un peu bronzée et très contente d'un magnifique voyage d'une semaine à Luxor. Je tenais à vous le faire partager. Départ le samedi 1er mars au soir, avec un charter. L'avion a deux heures de retard : pas grave, j'en profite pour faire un tour dans les boutiques de l'aéroport et profite de la détaxe pour m'offrir le fameux pendentif coeur Swarowski (en rose, ma couleur fétiche). Je suis avec ma tante, sur place nous allons retrouver une amie à elle et sa fille. Vers minuit, nous embarquons. Je n'ai pas pris l'avion depuis très longtemps, et je n'ai encore jamais changé de continent. Je me tords le cou pour observer le paysage à travers le hublot, et ça fait tout bizarre de se dire qu'il y a le vide sous le sol. Après la distribution des plateaux repas, qui dégagent une odeur nauséabonde, je peux enfin fermer un oeil. Enfin, l'arrivée : c'est le petit matin, le soleil se lève et la fatigue ne m'a pas quittée. Après les formalités administratives, on rejoint le car qui nous conduit à l'hôtel. Premier aperçu du pays : les routes sont bordées de palmiers. L'hôtel est immense : c'est le Sofitel Karnak, un cinq étoiles. Je suis dans la même chambre que ma tante, mais ce n'est pas l'espace qui manque : il y a même un accès à un patio. Je visiterai plus tard : il est temps de récupérer. Nous nous réveillons vers 13 heures, retrouvons l'amie de ma tante et sa fille puis cherchons le restaurant. C'est une grande salle vide avec un buffet, la nourriture n'est pas extra. Puis on lézarde au bord de la piscine : c'est vraiment un cadre paradisiaque. Il me tarde de découvrir la ville pour réaliser pleinement la beauté du lieu. Le lendemain nous nous levons de bonne heure pour visiter la vallée des rois avec un guide. Il y a 45 minutes de trajet en car, et sur le passage nous pouvons découvrir les colosses de Memnon, qui sont en train d'être restaurés. Arrivés à l'entrée de la vallée, nous prenons un petit train jusqu'à la première tombe : celle de Ramsès III. Le guide nous explique les représentations que nous allons découvrir, notamment la déesse Nout sur le plafond, qui représente la voûte céleste : le soir elle avale le soleil pour le "restituer" le matin... Une fois dans la tombe, deux choses me frappent : le monde, et la petitesse de l'endroit par rapport à ce que j'imaginais. Il y a un couloir, la chambre funéraire et quelques chambres latérales dédiées aux offrandes. Certaines tombes ne sont pas finies car le pharaon est mort trop tôt : les artisans ne disposaient alors que de 70 jours- période de la momification- pour continuer leur oeuvre. Nous sortons, le soleil tape malgré l'heure matinale. La tombe de Ramsès IV nous attend : elle est un peu plus grande, mais il y a toujours autant de monde. Nous finissons avec Toutmosis III : il faut grimper des escaliers raides, puis redescendre avant d'accéder au lieu sacré. La chaleur y est oppressante, et nous ne sommes qu'au mois de mars. La tombe est très belle, les hiéroglyphes qui parent les murs me font penser à une bande dessinée. Il y a encore le sarcophage. Après nous reprenons le car jusqu'à une usine d'albâtre, où on nous explique comment on fabrique les vases, ainsi que la différence entre la vraie pierre et les imitations. On nous offre un thé. C'est le moment d'acheter les premiers cadeaux. Puis on se dirige vers le temple d'Hatsepsout, une femme pharaon qui a fait construire l'édifice en plein milieu du désert. Les trois étages de colonnes sont magnifiques. Je cherche impatiemment la scultpure de la reine- d'une grande beauté selon le guide- qui se trouve en fait à droite du temple. Avant de regagner l'hôtel on nous arrête devant une fabrique de papyrus. Il faut douze jours pour le fabriquer. Encore une fois on achète quelques cadeaux. L'après-midi, un accompagnateur nous fait faire un tour en calèche dans la ville, avec un arrêt dans un souk (celui des touristes) où il nous aide à négocier les prix. Je ramène une jolie boîte en nacre. Mardi, nous devons encore nous lever aux aurores mais c'est pour la bonne cause : une croisière d'une journée sur le Nil, un aller-retour jusqu'au temple de Dendera. Il fait très frais sur le bateau jusqu'à dix ou onze heures, on se blottit sous des couvertures. Un vendeur fait trois fois le tour du bateau pour nous vendre des écharpes en coton, en soie, en pashmina... Vers midi, on regagne la rive et on se dirige vers le temple. C'est impressionant de beauté et de grandeur. Sur le chemin du retour, le vendeur repasse encore plusieurs fois. On assiste au coucher de soleil. Mercredi, grasse mat ! Je me lève juste à temps pour l'aquagym, suivie d'un cours de danse orientale très fun et décomplexant ! L'après-midi on retrouve le groupe pour se rendre à l'île aux bananes, en bateau à moteur- que je conduirai tant bien que mal au retour ! Sur cette île outre les bananiers, on trouve de l'ombre, des chats, et des Egyptiens qui nous suivent en demandant des backshishs. Le soir il y avait un spectacle à l'hôtel : un derviche tourneur qui tournait, tournait, tournait avec sa jupe pleine de couleurs qui s'élevait telle une corolle... puis une danseuse orientale, qui m'a fait monter sur scène avec deux petiotes ! J'étais contente d'avoir eu un cours le matin même ! Le lendemain, réveil aux aurores pour voir la ville sous un autre jour... celui du ciel. Une navette bateau nous fait traverser le Nil jusqu'au terrain d'où partent les montgolfières, colorées et immenses. Nous les voyons se gonfler sous nos yeux, remplie d'une flamme bruyante en leur sein. Puis il faut grimper par-dessus la nacelle, et ouvrir grand les mirettes. Nous montons vite et contemplons le désert qui flirte avec les carrés de terres cultivées. J'ai un peu le vertige, car la nacelle tourne sur elle-même. Mais c'est un spectacle d'une grande beauté, et une occasion exceptionnelle. L'aterrissage se fait tout en douceur, le pilote maîtrise ! Parmi les enfants réunis autour de nous, l'un a fait assoir son bébé chien sur son mulet, c'est mignon comme tout ! Le minibus nous conduit à travers un bout de désert, puis un village où les femmes portent leurs provisions sur la tête. Retour à l'hôtel, pour une sieste matinale bien méritée. L'après-midi, je me rafraîchis à la piscine puis nous retrouvons le groupe pour le fameux son et lumière du temple de Karnak. Le style du texte est poético-onirique, les lumières habillent les colonnes gigantesques de mille feux et font miroiter le lac sacré tel un bijou. Vendredi, dernier jour de visite : on a intérêt à en profiter ! Tôt le matin nous prenons un taxi jusqu'à la vallée des nobles, où nous avons le privilège d'être seules dans deux des tombes. Les couleurs sont encore présentes, et les chevelures des femmes sculptées avec une extrême finesse dans les parois de pierre. Dans la vallée des reines ce sont en fait des tombes des fils de Ramsès-je-ne-sais-plus-combien que nous visitons (celle de Néfertiti est fermée). Là encore c'est calme et beau. Dans une chambre funéraire un squelette de foetus est replié dans un coin, sous une vitre. Les dessins représentent souvent des pirogues, les différents Dieux (à tête de faucon- Horus ; de chacal- Anubis ; de vache- Hator; de crocodile- Seth...), les offrandes qui leur sont faites ainsi que la personne qui gît et sa femme. Le taxi nous conduit jusqu'au temple d'Habu (Ramsès III, le dernier grand roi guerrier) et nous dit de prendre notre temps, car il doit faire sa prière à la mosquée ! C'est grand, mais on fait quand même deux fois le tour. Détail "amusant" : pour quantifier les victoires, le roi ordonna qu'on tranche les mains des ennemis. Or les soldats égyptiens, pour monter en grade, tranchèrent les mains de leurs confrères. Du coup, il fallut trancher les pénis : ceux des adversaires n'étaient pas circoncis. Sur l'un des murs on peut voir un scribe décomptant les mains et les phallus. Un peu plus joyeux : un groupe d'ados voilées a cherché à faire la conversation. On a fini par être prises en photo à leurs côtés, elles étaient ravies ! Ensuite pause déjeuner à l'hôtel, je flâne un peu à la piscine, puis c'est reparti pour un tour ! D'abord le musée de Luxor, où il y a deux momies, des sarcophages aux couleurs intactes, des objets de la vie quotidienne et surtout, les fameuses statues de Toutankhamon... Après, le taxi- un petit jeune qui m'a fait monter à côté de lui- nous conduit au temple de Luxor. On y découvre l'allée des sphynx, et toujours ces immenses colonnes parées de lumière. Puis on se fait balader à travers la ville et ses coins un peu glauques, mais ça change ! Enfin, samedi, jour du départ : on profite jusqu'au bout de la piscine, puis direction l'aéroport ! Là, une bonne surprise : on se retrouve en business class. Du coup on peut étaler ses jambes, mater un film et même manger quelque chose de comestible ! On passe devant le mont blanc, magnifique sur son lit de nuages. Et arrivée à Paris-gris, mais peu importe : j'ai la tête pleine de soleil, et très envie de faire de nouveaux voyages !
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Ecrit par Calyire, a 17:24 dans la rubrique "Journal".
Dimanche (17/02/08)
Pourquoi ce silence
Ca fait longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog... Et pourtant, quelques lecteurs s'en souviennent, ce qui me fait chaud au coeur. En fait, j'ai même pensé à le supprimer. Car il retrace une partie de ma vie assez sombre, et surtout nombre d'articles sont intimes. Depuis, je vois les choses différemment, et j'ai un peu honte de m'être autant livrée. J'en avais besoin, sûrement. Comme un appel à l'aide. Me dire que je n'étais pas invisible pour tout le monde. Et puis, écrire ça fait du bien, être lue ajoute du piment : ça peut créer la base d'une discussion, d'une réflexion (réflexion en ce qui me concerne ;-)). Alors, plutôt que de le supprimer, j'ai préféré ne pas le relire, et chasser de ma tête les mauvais souvenirs, pour ne garder que les meilleurs. Un an à Grenoble, quatre ans en couple. Une année sabatique, pas vraiment choisie. Mais j'ai cumulé les expériences, les rencontres, et découvert la liberté- au sens de l'éloignement de la famille. Aujourd'hui, j'essaie de construire ma liberté dans un sens plus personnel : ne plus lutter contre moi-même, mais prendre les bonnes décisions même si elles ne vont pas avec la satisfaction immédiate. Par exemple, profiter de la grippe pour arrêter de fumer... Cela fait une semaine. J'ai aussi repris le travail. Un compromis entre les études et le travail tout court : l'alternance. Je me sens mieux en entreprise qu'en classe, et s'il y a une chose que je déteste c'est bien les devoirs ! Ah oui, et le temps de transport pour aller en cours... Mais je devrais passer mon permis dans quelques mois ! Voilà, les choses avancent doucement... Ah oui, et : je pars une semaine en Egypte au mois de mars !
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Ecrit par Calyire, a 19:04 dans la rubrique "Journal".
Mercredi (06/06/07)
Moi et... le RER
Deux heures de transports pour une réunion de deux heures... ou comment occuper son temps libre dans la joie et la bonne humeur ! Bon, le RER C et ses gros lourds, j'ai l'habitude... Puis le D, blindé de monde. Où mettre mes jambes ? Quelle position adopter pour minimiser le contact corporel avec mes voisins de siège ? Même problème au retour : je dégaine mon regard noir à ceux qui ont l'audace de me bousculer, me doubler, me coller d'un peu trop près... Il y en a que ça amuse, et ça m'agace d'autant plus ! Alors, faut-il faire comme tout le monde, adopter un visage froid et impassible ? Et mon espace vital alors ?!! Bon, une fois mes fesses calées sur un siège à bonne distance du peuple grouillant, je peux enfin me laisser aller à l'écoute de mes morceaux favoris.. "La la la- tagadac, tagadac- lala - couaaaac- la la la- ALLO ? BLABLABLA- la la la la- biiiiiiiiiiip !!!" . Greu ! Entre la techno du RER et l'écoute en pointillé de musiques civilisées, que choisir ? La voiture !!!
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Ecrit par Calyire, a 19:14 dans la rubrique "Journal".
Dimanche (27/05/07)
Déployer mes ailes et m'envoler vers... L'avenir. Avenir pesant, avenir prometteur. M'écraser contre... l'ennui. Ennui déprimant, ennui formateur. Porter le poids de ma sensibilité, de mes émotions. Sensibilité qui me caractérise, émotions qui me dépassent. Me sentir investie d'un rôle. Puisque personne ne s'occupe de cet oisillon blessé, il n'y a que moi qui puisse l'aider. Mon coeur me dévore. Je dois me dépasser tout en me contrôlant. Après tout, ce n'est qu'un oiseau. Pourtant, mes yeux restent rivés à cette petite chose pépiante, sans défenses, si fragile ... Anxieuse, inquiète, je me demande s'il vaut mieux le laisser là, où le ramener chez moi et le nourrir. Jusqu'à ce qu'un autre moineau, sa mère sans doute, lui apporte de quoi manger, et le nourisse bec à bec. Et pour boire, comment va-t-il faire ? Enfin bon, malgré les voitures, les prédateurs, la nature est quand même bien faite... Assez pour que je reste en dehors de "tout ça"... Je me sens à la fois faible de succomber si facilement à ma sensibilité, tout en étant choquée de l'indifférence des gens alentour. Comment font-ils pour s'en moquer, eux ? Sont-ils normaux, ou c'est moi qui réagit comme il faudrait ?
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Ecrit par Calyire, a 20:42 dans la rubrique "Journal".
Jeudi (17/05/07)
Une chanson, cette chanson, c'est le reflet de ma vie. Mon parcours, mon passé, mes humeurs. Un brin de nostalgie, un rythme entraînant, optimiste, qui va de l'avant. Je suis dans un moment étrange, décisif. Un passage entre l'enfance et l'âge adulte. L'enfance, quand je me retrouve comme une petite fille en pleurs face à son grand-père qui la gronde. Une adulte, quand la raison reprend le dessus et que je retrouve le courage de lui parler, une fois qu'il a fini ses remontrances démesurées. J'ai fait la paix avec mon passé, mon histoire. Mais mes grands-parents cherchent tellement à me protéger qu'ils m'étouffent, m'infantilisent. Je dois mener la vie qu'ils ont rêvée pour moi, me conformer à leurs normes bien établies, inébranlables, pour ne pas être mise au ban. Des signes indélébiles de ma personnalité prennent parfois le dessus, ce qui les bouleverse profondément. Ils me jugent vulgaire, inconsciente, voire débauchée. Sans trop savoir pourquoi, ils ne se basent que sur quelques éléments pour tirer ces conclusions hâtives et sévères. Je sais que je ne peux pleinement m'affirmer face à eux si je veux maintenir de bonnes relations. Alors je dois faire des compromis, parfois frustrants, mais la famille est à ce prix. J'ai eu ma période de rébellion, justifiée souvent, mais je sais bien que m'élever contre leurs principes ne sert à rien. Je ne peux que négocier point par point, et surtout, les rassurer. Faire mes preuves. C'est ça devenir adulte. Se prendre par la main, aller à l'ANPE, s'inscrire à telle ou telle école, chercher à gagner sa vie, s'affranchir de la tutelle et de l'aide parentale. J'aime ça, mais c'est un peu comme un oiseau qui sort de sa coquille, ça peut prendre du temps, ça fait de la casse, et c'est physiquement éprouvant. Mais la récompense est belle, voler de ses propres ailes, libre, enfin. C'est à cela que j'aspire, et pas depuis hier : la liberté, l'indépendance, l'autonomie. D'abord vis-à-vis de moi-même : ne plus me trouver faible, faillir à certains moments de mon parcours. Savoir dire non, m'imposer, sans avoir peur de froisser l'autre (toujours la peur de blesser... de me faire rejetter ? De ne pas être comprise, passer pour une malpolie ?), pour être fière de moi. Heureusement la balance est équilibrée, car je n'oublie pas ces moments où j'ai dû faire preuve de courage. Moments de déchirures, moments de crises, instants de choix décisifs. Longs mois douloureux à panser mes blessures, mes peines de coeur. J'essaie de prendre soin de moi, c'est le plus important pour l'instant. Me reconstruire, car si l'édifice est en bonne voie, il est encore fragile et non consolidé par endroits. M'assurer un avenir stable, financièrement, et épanouissant. Ensuite vis-à-vis des autres : vivre MA vie, et pas celle dictée par eux, par la société, les gens "bien pensant". Quand j'ai parlé de mes projets pro à mon médecin, il m'a dit : "effectivement, c'est original !". Original, ce qui est non conventionnel ? Je ne cherche pas, plus à rentrer dans un moule (mince, riche, sympa ou autres), mais à me construire MON moule, un moule souple et évolutif... J'ai de la chance, je ne l'oublie pas. Mes épreuves viennent le plus souvent du revers de la médaille, ce qui m'aide à les accepter plus facilement. Et ne plus y penser. Je passe à autre chose. Et j'en suis heureuse...
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Ecrit par Calyire, a 00:06 dans la rubrique "Journal".
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