Mardi (03/06/08)
Le grand horloger
En lisant un paragraphe sur l'art d'argumenter, je tombe sur l'exemple suivant : "Un athée mit un jour William Paley au défi de réfuter qu'il n'existait pas d'Etre Suprême. Tranquillement Paley sortit sa montre, ouvrit le boîtier et dit : "Si je vous affirme que ces rouages et ces ressorts se sont faits tout seuls, se sont ordonnés et se sont mis à fonctionner d'eux-mêmes, ne douteriez-vous pas de mon intelligence ? Bien sûr que si ! Regardez les étoiles, chacune a une course et un mouvement déterminé ; la terre et les planètes tournent autour du soleil à plus d'un million de kilomètres par jour. Chaque étoile est elle-même un autre soleil avec son groupe de planètes qui foncent dans l'espace comme notre propre système solaire. Et, cependant, il n'y a ni collision ni désordre, tout est parfaitement contrôlé. Est-il plus facile de croire que c'est un effet du hasard ou que quelqu'un a créé tout cela ?". Je ne sais pas si cela vous a convaincu, mais moi ça m'a fait réfléchir. Comparer l'univers à une montre ce n'est pas nouveau : pour certains Dieu est "le grand horloger", le grand architecte de l'univers... Son rôle s'arrête-t-il là ? Mais surtout : pourquoi ? Celui qui fabrique une montre, le fait pour gagner sa vie et pour permettre à d'autres de lire l'heure. Celui qui crée l'univers, avec une seule planète habitée par des animaux et des hommes à la durée de vie dérisoire... A quoi bon ? Finalement, la différence entre ce qu'on appelle Dieu et le hasard, c'est peut-être ça : l'intentionalité. Hasard : cause accidentelle d’événements ou de phénomènes qui n’ont pas été provoqués délibérément. Dieu : être suprême, créateur de toutes choses et sauveur du monde. Alors si on appelle le hasard "Dieu", je suis d'accord pour dire qu'il est le créateur, non pas de toutes choses mais, disons, de l'univers. En ce qui concerne l'être suprême : en aucun cas je ne laisserais le hasard gouverner ma vie ! Dans le monde il intervient forcémment, il y a l'imprévu, les accidents, les coïncidences... Et pour le "sauveur du monde" : pourquoi attendre pour sauver le monde et laisser des gens mourir de faim et de misère ? Et la vie après la mort, je ne trouve pas ça "facile" à croire d'un point de vue rationnel. Rassurant, peut-être, mais facile...
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Ecrit par Calyire, a 19:33 dans la rubrique "Réflexions".
Lundi (10/03/08)
Luxor bis
   

 
 
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Ecrit par Calyire, a 23:03 dans la rubrique "Journal".
Photos Luxor
 
 
 
 
 

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Ecrit par Calyire, a 22:05 dans la rubrique "Journal".
Carte postale
Samedi dernier je suis rentrée un peu bronzée et très contente d'un magnifique voyage d'une semaine à Luxor. Je tenais à vous le faire partager. Départ le samedi 1er mars au soir, avec un charter. L'avion a deux heures de retard : pas grave, j'en profite pour faire un tour dans les boutiques de l'aéroport et profite de la détaxe pour m'offrir le fameux pendentif coeur Swarowski (en rose, ma couleur fétiche). Je suis avec ma tante, sur place nous allons retrouver une amie à elle et sa fille. Vers minuit, nous embarquons. Je n'ai pas pris l'avion depuis très longtemps, et je n'ai encore jamais changé de continent. Je me tords le cou pour observer le paysage à travers le hublot, et ça fait tout bizarre de se dire qu'il y a le vide sous le sol. Après la distribution des plateaux repas, qui dégagent une odeur nauséabonde, je peux enfin fermer un oeil. Enfin, l'arrivée : c'est le petit matin, le soleil se lève et la fatigue ne m'a pas quittée. Après les formalités administratives, on rejoint le car qui nous conduit à l'hôtel. Premier aperçu du pays : les routes sont bordées de palmiers. L'hôtel est immense : c'est le Sofitel Karnak, un cinq étoiles. Je suis dans la même chambre que ma tante, mais ce n'est pas l'espace qui manque : il y a même un accès à un patio. Je visiterai plus tard : il est temps de récupérer. Nous nous réveillons vers 13 heures, retrouvons l'amie de ma tante et sa fille puis cherchons le restaurant. C'est une grande salle vide avec un buffet, la nourriture n'est pas extra. Puis on lézarde au bord de la piscine : c'est vraiment un cadre paradisiaque. Il me tarde de découvrir la ville pour réaliser pleinement la beauté du lieu. Le lendemain nous nous levons de bonne heure pour visiter la vallée des rois avec un guide. Il y a 45 minutes de trajet en car, et sur le passage nous pouvons découvrir les colosses de Memnon, qui sont en train d'être restaurés. Arrivés à l'entrée de la vallée, nous prenons un petit train jusqu'à la première tombe : celle de Ramsès III. Le guide nous explique les représentations que nous allons découvrir, notamment la déesse Nout sur le plafond, qui représente la voûte céleste : le soir elle avale le soleil pour le "restituer" le matin... Une fois dans la tombe, deux choses me frappent : le monde, et la petitesse de l'endroit par rapport à ce que j'imaginais. Il y a un couloir, la chambre funéraire et quelques chambres latérales dédiées aux offrandes. Certaines tombes ne sont pas finies car le pharaon est mort trop tôt : les artisans ne disposaient alors que de 70 jours- période de la momification- pour continuer leur oeuvre. Nous sortons, le soleil tape malgré l'heure matinale. La tombe de Ramsès IV nous attend : elle est un peu plus grande, mais il y a toujours autant de monde. Nous finissons avec Toutmosis III : il faut grimper des escaliers raides, puis redescendre avant d'accéder au lieu sacré. La chaleur y est oppressante, et nous ne sommes qu'au mois de mars. La tombe est très belle, les hiéroglyphes qui parent les murs me font penser à une bande dessinée. Il y a encore le sarcophage. Après nous reprenons le car jusqu'à une usine d'albâtre, où on nous explique comment on fabrique les vases, ainsi que la différence entre la vraie pierre et les imitations. On nous offre un thé. C'est le moment d'acheter les premiers cadeaux. Puis on se dirige vers le temple d'Hatsepsout, une femme pharaon qui a fait construire l'édifice en plein milieu du désert. Les trois étages de colonnes sont magnifiques. Je cherche impatiemment la scultpure de la reine- d'une grande beauté selon le guide- qui se trouve en fait à droite du temple. Avant de regagner l'hôtel on nous arrête devant une fabrique de papyrus. Il faut douze jours pour le fabriquer. Encore une fois on achète quelques cadeaux. L'après-midi, un accompagnateur nous fait faire un tour en calèche dans la ville, avec un arrêt dans un souk (celui des touristes) où il nous aide à négocier les prix. Je ramène une jolie boîte en nacre. Mardi, nous devons encore nous lever aux aurores mais c'est pour la bonne cause : une croisière d'une journée sur le Nil, un aller-retour jusqu'au temple de Dendera. Il fait très frais sur le bateau jusqu'à dix ou onze heures, on se blottit sous des couvertures. Un vendeur fait trois fois le tour du bateau pour nous vendre des écharpes en coton, en soie, en pashmina... Vers midi, on regagne la rive et on se dirige vers le temple. C'est impressionant de beauté et de grandeur. Sur le chemin du retour, le vendeur repasse encore plusieurs fois. On assiste au coucher de soleil. Mercredi, grasse mat ! Je me lève juste à temps pour l'aquagym, suivie d'un cours de danse orientale très fun et décomplexant ! L'après-midi on retrouve le groupe pour se rendre à l'île aux bananes, en bateau à moteur- que je conduirai tant bien que mal au retour ! Sur cette île outre les bananiers, on trouve de l'ombre, des chats, et des Egyptiens qui nous suivent en demandant des backshishs. Le soir il y avait un spectacle à l'hôtel : un derviche tourneur qui tournait, tournait, tournait avec sa jupe pleine de couleurs qui s'élevait telle une corolle... puis une danseuse orientale, qui m'a fait monter sur scène avec deux petiotes ! J'étais contente d'avoir eu un cours le matin même ! Le lendemain, réveil aux aurores pour voir la ville sous un autre jour... celui du ciel. Une navette bateau nous fait traverser le Nil jusqu'au terrain d'où partent les montgolfières, colorées et immenses. Nous les voyons se gonfler sous nos yeux, remplie d'une flamme bruyante en leur sein. Puis il faut grimper par-dessus la nacelle, et ouvrir grand les mirettes. Nous montons vite et contemplons le désert qui flirte avec les carrés de terres cultivées. J'ai un peu le vertige, car la nacelle tourne sur elle-même. Mais c'est un spectacle d'une grande beauté, et une occasion exceptionnelle. L'aterrissage se fait tout en douceur, le pilote maîtrise ! Parmi les enfants réunis autour de nous, l'un a fait assoir son bébé chien sur son mulet, c'est mignon comme tout ! Le minibus nous conduit à travers un bout de désert, puis un village où les femmes portent leurs provisions sur la tête. Retour à l'hôtel, pour une sieste matinale bien méritée. L'après-midi, je me rafraîchis à la piscine puis nous retrouvons le groupe pour le fameux son et lumière du temple de Karnak. Le style du texte est poético-onirique, les lumières habillent les colonnes gigantesques de mille feux et font miroiter le lac sacré tel un bijou. Vendredi, dernier jour de visite : on a intérêt à en profiter ! Tôt le matin nous prenons un taxi jusqu'à la vallée des nobles, où nous avons le privilège d'être seules dans deux des tombes. Les couleurs sont encore présentes, et les chevelures des femmes sculptées avec une extrême finesse dans les parois de pierre. Dans la vallée des reines ce sont en fait des tombes des fils de Ramsès-je-ne-sais-plus-combien que nous visitons (celle de Néfertiti est fermée). Là encore c'est calme et beau. Dans une chambre funéraire un squelette de foetus est replié dans un coin, sous une vitre. Les dessins représentent souvent des pirogues, les différents Dieux (à tête de faucon- Horus ; de chacal- Anubis ; de vache- Hator; de crocodile- Seth...), les offrandes qui leur sont faites ainsi que la personne qui gît et sa femme. Le taxi nous conduit jusqu'au temple d'Habu (Ramsès III, le dernier grand roi guerrier) et nous dit de prendre notre temps, car il doit faire sa prière à la mosquée ! C'est grand, mais on fait quand même deux fois le tour. Détail "amusant" : pour quantifier les victoires, le roi ordonna qu'on tranche les mains des ennemis. Or les soldats égyptiens, pour monter en grade, tranchèrent les mains de leurs confrères. Du coup, il fallut trancher les pénis : ceux des adversaires n'étaient pas circoncis. Sur l'un des murs on peut voir un scribe décomptant les mains et les phallus. Un peu plus joyeux : un groupe d'ados voilées a cherché à faire la conversation. On a fini par être prises en photo à leurs côtés, elles étaient ravies ! Ensuite pause déjeuner à l'hôtel, je flâne un peu à la piscine, puis c'est reparti pour un tour ! D'abord le musée de Luxor, où il y a deux momies, des sarcophages aux couleurs intactes, des objets de la vie quotidienne et surtout, les fameuses statues de Toutankhamon... Après, le taxi- un petit jeune qui m'a fait monter à côté de lui- nous conduit au temple de Luxor. On y découvre l'allée des sphynx, et toujours ces immenses colonnes parées de lumière. Puis on se fait balader à travers la ville et ses coins un peu glauques, mais ça change ! Enfin, samedi, jour du départ : on profite jusqu'au bout de la piscine, puis direction l'aéroport ! Là, une bonne surprise : on se retrouve en business class. Du coup on peut étaler ses jambes, mater un film et même manger quelque chose de comestible ! On passe devant le mont blanc, magnifique sur son lit de nuages. Et arrivée à Paris-gris, mais peu importe : j'ai la tête pleine de soleil, et très envie de faire de nouveaux voyages !
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Ecrit par Calyire, a 17:24 dans la rubrique "Journal".
Vendredi (22/02/08)
Pourquoi le hard rock m'apaise.
Autant la musique classique a tendance à m'agacer par sa lenteur ou ses mélodies parfois entêtantes (il faut dire que j'avais une fâcheuse tendance à écouter Mozart ou Bethov en boucle, pour m'endormir- maintenant c'est plus Radiohead), autant le hard rock m'apaise. Le hard rock, ou métal, est une musique pleine d'énergie et de sons puissants, de grosses voix bien viriles qui partent en cris exutoires. Une musique libératrice, en somme. Après un bon tube de Marilyn Manson, je me sens comme après une séance de sport : défoulée et donc, apaisée. Je sais, il y a plus féminin, raffiné ou plus branché comme style musical. Le contraste qu'il peut y avoir entre mon apparence, quand je suis bien habillée, pomponnée, et ces sons presque bestiaux qui s'échappent de mon i-pod m'amuse. Bon, sinon, j'écoute aussi de l'électro, mais je ne danse pas encore la tecktonik ;)
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Ecrit par Calyire, a 21:19 dans la rubrique "Musique".
Dimanche (17/02/08)
Pourquoi ce silence
Ca fait longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog... Et pourtant, quelques lecteurs s'en souviennent, ce qui me fait chaud au coeur. En fait, j'ai même pensé à le supprimer. Car il retrace une partie de ma vie assez sombre, et surtout nombre d'articles sont intimes. Depuis, je vois les choses différemment, et j'ai un peu honte de m'être autant livrée. J'en avais besoin, sûrement. Comme un appel à l'aide. Me dire que je n'étais pas invisible pour tout le monde. Et puis, écrire ça fait du bien, être lue ajoute du piment : ça peut créer la base d'une discussion, d'une réflexion (réflexion en ce qui me concerne ;-)). Alors, plutôt que de le supprimer, j'ai préféré ne pas le relire, et chasser de ma tête les mauvais souvenirs, pour ne garder que les meilleurs. Un an à Grenoble, quatre ans en couple. Une année sabatique, pas vraiment choisie. Mais j'ai cumulé les expériences, les rencontres, et découvert la liberté- au sens de l'éloignement de la famille. Aujourd'hui, j'essaie de construire ma liberté dans un sens plus personnel : ne plus lutter contre moi-même, mais prendre les bonnes décisions même si elles ne vont pas avec la satisfaction immédiate. Par exemple, profiter de la grippe pour arrêter de fumer... Cela fait une semaine. J'ai aussi repris le travail. Un compromis entre les études et le travail tout court : l'alternance. Je me sens mieux en entreprise qu'en classe, et s'il y a une chose que je déteste c'est bien les devoirs ! Ah oui, et le temps de transport pour aller en cours... Mais je devrais passer mon permis dans quelques mois ! Voilà, les choses avancent doucement... Ah oui, et : je pars une semaine en Egypte au mois de mars !
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Ecrit par Calyire, a 19:04 dans la rubrique "Journal".
Jeudi (06/09/07)
Le petit sauvage
--> Alexandre Jardin
Quand j'ai vu ce livre dans les rayons de la bibliothèque, je me suis dit "Alexandre Jardin, je connais, je sais à quoi m'attendre". Dès les premières lignes, je me suis dit "encore un roman axé sur l'enfance, teinté de prétention, de poésie et de fausse philosophie". Puis je me suis laissée prendre au jeu, à l'histoire. Simple bluette, pensais-je. Mais l'auteur tisse sa toile habilement pour piéger le lecteur lors d'une de ses chutes dont il a le secret. Dernière phrase, dernière page, et le livre prend tout son sens. Tout se met en place. Chaque épisode prend son sens. Ce n'est pas un roman de plus sur l'enfance regrettée et idéalisée, non. C'est en fait une vraie réflexion sur la quête de soi, la solitude, la mort et l'amour. La quête de soi à un tournant décisif, la quarantaine, quand, adulte, on s'est engoncé dans ses petites habitudes et une mécanique de vie bien huilée. Quand, au tournant d'une journée, le hasard décide de nous rappeler qui l'on était. L'enfant qui ne se souciait pas des convenances, qui prenait ses désirs pour des réalités... et les réalisait. L'adulte va alors redécouvrir l'importance de la famille, les blessures enfouies, refaire le deuil de ses parents mais ne se résignera pas à perdre son insouciance juvénile. Il va se redécouvrir, se reconstruire en cherchant à revivre ses souvenirs. L'enfance c'est une effervescence tourbillonnante où chaque bulle pleine de vie pétille et éclabousse avant d'éclater. Une métamorphose. Un regard toujours neuf sur le monde. Mais que reste-t-il de nos désirs lorsqu'on les confronte au réel ? Ce n'est plus un enfant qui joue à l'adulte, mais un adulte pathétique qui a voulu jouer à l'enfant qui sera le héros de ce livre. Mais en jouant à l'enfant, il se sera révélé à lui-même. Il aura exploré tous les recoins de sa vie, et pourra la laisser derrière lui, serein. Car il espère transmettre aux adultes ce désir ardent de refaire jaillir l'enfant oublié, grâce à son témoignage.
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Ecrit par Calyire, a 00:26 dans la rubrique "bibliothèque".
Lundi (02/07/07)
L'amour, qu'est-ce que c'est ?
Suite à une discussion sur les définitions personnelles de l'amour, je voulais tenter de cerner le sujet. Tout d'abord ce que l'amour n'est pas. La possession, la jalousie, une prison, la fusion. Un amour ne peut pas être sain et durable sans une grande part d'autonomie, à mon sens. Ca dépend des caractères, mais je sais que pour ma part j'ai besoin de conserver mon indépendance. La compréhension. Je ne pense pas que deux personnes, aussi proches soient elles, puissent se connaître parfaitement. D'ailleurs toutes les fois où quelqu'un a cru me connaître, il s'est trompé. Croire qu'on connaît l'autre, c'est penser à sa place, savoir ce qui est bon pour lui, et lui en vouloir s'il n'agit pas comme on voudrait qu'il agisse. Il n'est jamais possible de cerner totalement quelqu'un, et c'est ça qui fait l'intérêt d'une relation, la découverte perpétuelle, l'émerveillement, la surprise... Un refuge. A mon sens c'est une erreur d'attendre de l'autre qu'il nous aide à porter ou résoudre nos problème. Ma philosophie, c'est de toujours ne compter que sur moi. Je ne veux pas porter les problèmes des autres, comme je ne veux pas mêler les autres à mes soucis. Cela n'amène qu'anxiété, inquiétude, sentiment d'impuissance et frustration. La seule chose qui peut aider c'est de se savoir aimé, et c'est déjà pas mal ! Mais attention, je ne nie pas le rôle de l'empathie, qui est essentielle pour se sentir pris en considération et respecté. L'amour, c'est donc... Une complémentarité. Je rencontre beaucoup de couples qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau, aussi bien physiquement qu'intellectuellement. En ce qui me concerne je préfère quelqu'un de différent, je ne veux pas d'un miroir ! Ce qui m'attire c'est la découverte, l'inconnu, le mystère. J'aime apprendre de nouvelles choses, découvrir de nouveaux centres d'intérêt, sortir un peu de mon petit monde et voler vers de nouveaux horizons. On ne voyage jamais tant que par les rencontres ! Une complicité. Le moteur du couple reste les bons moments partagés, de rire ou de tendresse, de joie comme de tristesse. Certes c'est souvent une illusion, mais on s'accroche à ce qu'on peut. Il faut de la patience avant de commencer à connaître quelqu'un et à l'apprécier ou l'aimer pour ce qu'il est vraiment, et non pour l'image qu'on se fait de lui. On dit que l'amour dure trois ans, et s'il y a effectivement une crise au bout d'un certain nombre d'années ça vient sûrement des désillusions, des espoirs infondés, des conceptions de la vie et de l'avenir qui divergent. En ce sens c'est important de se ressembler, de partager les mêmes valeurs fondamentales. C'est comme parler la même langue. C'est pour cela que la plupart des membres d'un couple sont issus d'un milieu social similaire. Du plaisir partagé. Cela inclut la connivence intellectuelle, indispensable pour moi. Que les points de vue soient les mêmes ou non, il est essentiel de pouvoir les partager, les confronter et les modifier en discutant. Mais cela comprend aussi la bonne entente physique, qui n'en est pas moins importante surtout sur le long terme. Il faut une harmonie, une chimie des corps et des coeurs. Evidemment l'attirance physique est l'ingrédient principale de cette recette, à laquelle s'ajoutent la sensualité, l'écoute et le partage, le désir et le plaisir. L'amour c'est aussi le mystère, cette part de l'autre qui nous échappe. Ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais, qu'on a toujours à apprendre. L'amour enfin c'est progresser ensemble. S'épauler dans les moments durs. Partager les réussites. Evoluer au gré de la vie et des rencontres, mais évoluer à deux. Parfois on s'aime, mais l'amour est impossible... Je l'ai vécu. On s'aimait pour ce qu'on était, mais on ne pouvait pas vivre ensemble pour ce qu'on pensait. Ce fût long et difficile à réaliser. Mais nos chemins se sont séparés sans regrets... Pour finir je vais citer les qualités qui me paraîssent indispensables pour aimer, que ce soit amicalement ou amoureusement : - l'honnêteté intellectuelle, le fait de reconnaître ses erreurs et d'avoir l'intelligence d'en tirer des conclusions. Savoir se remettre en cause et s'excuser. Avoir une bonne faculté d'auto-analyse. - l'esprit critique ¤ Vis à vis de soi-même : cela rejoint l'honnêteté intellectuelle, mais aussi l'auto-dérision. ¤ Vis à vis de l'extérieur : avoir un regard neutre sur les évènements puis les analyser avec nos connaissances, quitte à se renseigner sur le sujet pour ne pas tirer de conclusions hâtives. Ne pas tout gober, savoir faire le tri dans les informations. Ne pas être influençable inconsciemment. - l'humour : qualité sans laquelle on s'ennuit vite... Je connais peu de gens dépourvus d'humour. J'apprécie particulièrement l'humour absurde (anglais), l'humour spirituel (jeux de mots un peu subtils), l'humour pince sans rire (le contraire du mien !) et l'humour noir (mais pas glauque ou gore). J'aime ceux qui savent tout prendre avec légèreté, qui ont un regard neuf et une approche originale. Ma référence en la matière est bien sûr Pierre Desproges. - l'intelligence. Eh oui, je suis élitiste ! Cela dit, l'intelligence c'est très vague. Disons que l'idéal c'est un bon équilibre entre l'intelligence abstraite et concrète. Il paraît que les génies sont parfois incapables de faire cuire un oeuf : ça ne m'étonne pas, ils sont tellement dans leur monde et leurs pensées qu'ils ne se soucient même plus de la réalité ! Quelqu'un que j'admirais disait : "l'intelligence, c'est la capacité à faire des liens". Pour moi l'esprit critique fait partie de l'intelligence, ainsi qu'un bon sens de l'observation. La mémoire serait plutôt l'instrument de l'intelligence, pas sa composante. L'intelligence c'est aussi la créativité, l'imagination, la capacité à se tirer de situations abracadabrantes grâce à des astuces. L'ouverture d'esprit est aussi une forme d'intelligence. - la gentillesse, ou l'intelligence du coeur. La gentillesse c'est l'empathie, quitter sa peau pour quelques instants et savoir se mettre à la place de l'autre. Mais être gentil n'est pas (forcémment) être niais : l'idéal est de s'avoir s'affirmer, d'avoir une bonne dose de confiance en soi et une part vitale d'égoïsme. Penser aux autres n'est pas s'oublier soi-même !
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Ecrit par Calyire, a 18:46 dans la rubrique "Réflexions".
Samedi (23/06/07)
Risquer
Risquer Rire, c’est risquer de paraître étourdi Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental Atteindre une autre personne, c’est risquer l’intimité Laisser couler ses émotions, c’est risquer d’exposer son vrai soi-même Parler de ses idées, de ses rêves devant les autres, c’est risquer de les perdre Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour Vivre, c’est risquer de mourir Espérer, c’est risquer le désespoir Essayer, c’est risquer l’échec Cependant, les risques doivent être pris, car le plus grand risque de la vie, c’est de ne rien risquer. L’individu qui ne risque rien, ne fait rien, n’a rien et n’est rien : il a confisqué sa liberté. Seule une personne qui risque… est libre.
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Ecrit par Calyire, a 23:29 dans la rubrique "Réflexions".
Mercredi (06/06/07)
Moi et... le RER
Deux heures de transports pour une réunion de deux heures... ou comment occuper son temps libre dans la joie et la bonne humeur ! Bon, le RER C et ses gros lourds, j'ai l'habitude... Puis le D, blindé de monde. Où mettre mes jambes ? Quelle position adopter pour minimiser le contact corporel avec mes voisins de siège ? Même problème au retour : je dégaine mon regard noir à ceux qui ont l'audace de me bousculer, me doubler, me coller d'un peu trop près... Il y en a que ça amuse, et ça m'agace d'autant plus ! Alors, faut-il faire comme tout le monde, adopter un visage froid et impassible ? Et mon espace vital alors ?!! Bon, une fois mes fesses calées sur un siège à bonne distance du peuple grouillant, je peux enfin me laisser aller à l'écoute de mes morceaux favoris.. "La la la- tagadac, tagadac- lala - couaaaac- la la la- ALLO ? BLABLABLA- la la la la- biiiiiiiiiiip !!!" . Greu ! Entre la techno du RER et l'écoute en pointillé de musiques civilisées, que choisir ? La voiture !!!
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Ecrit par Calyire, a 19:14 dans la rubrique "Journal".
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