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Le journal de ma vie ou la quête du...quoi ?



Lundi (26/07/10)

Le sens de la vie

Etrange impression que ce goût aigre doux, mélange des souvenirs de tendresse et de manque. Cette relation repose sur un équilibre précaire, manque de stabilité. Pas d'engagements, pas de projets, pas de mots doux. Rien à en tirer que du plaisir. J'ai 24 ans, bientôt 25, et je commence à penser à avoir des enfants. Pas tout de suite bien sûr, le temps de finir mes études, et ... construire une relation. Quand je vois ma collègue enceinte, heureuse et amoureuse, ou ces femmes entourées d'enfants dans les films et cette belle relation simple et sincère, d'amour inconditionnelle, je me dis que ce sont ça les vraies raisons de vivre.

Avec lui, comment agir ? Tenter de me satisfaire d'une relation qui ne me comble qu'à moitié ? Jouer cartes sur tables, me mettre à nu une fois de plus pour me confronter à son absence de sentiments ? Cela ne m'aiderait même pas à tirer un trait, car il sait très bien en dire assez pour me laisser espérer. Il semble incapable d'exprimer sa véritable pensée, de dévoiler ses envies ou son attachement.
Je me dis aussi que je peux me satisfaire de cela tout en espérant une rencontre qui puisse me faire l'oublier, quelqu'un avec qui je construirais quelque chose de sérieux. Mais quand j'étais dans ses bras, cette nuit, j'étais si bien que j'aurais voulu y rester toujours. Je ressens probablement le besoin de le voir plus souvent que lui veut ma présence. Il ne veut même probablement pas d'une relation de fidélité.
Peut être que c'est une phase pour moi aussi.
Attendre.. attendre qu'il se manifeste ? de savoir ce que je veux ? Le revoir encore, répéter les mêmes questions et les mêmes espoirs ? Où tout cela nous mènera t il ?

Ce que m'a dit ma tante sur l'image superficielle que je renvoie m'a fait réfléchir : c'est vrai que je cherche beaucoup à profiter de tous les instants. Elle m'a aussi dit que ça pouvait se comprendre avec l'histoire difficile que j'ai eu. Un peu comme un contre coup de la dépression. Comme si je voulais effacer toute cette tristesse par plein d'instants légers.
Je suis heureuse de vivre, dans l'ensemble. J'ai réfléchi au sens de ma vie, au sens que je veux lui donner. Je ne crois pas en Dieu. Qu'est ce que réussir pour moi ? Fonder une famille ? Le travail ? Gagner de l'argent, en dépenser ? Les amis ? Sur quoi se fondent mes amitiés ? Et l'amour ?
Mais quelle est la trame de fond derrière tout ça ? Quel est ce vide que je continue à vouloir combler ?
Pourquoi suis je autant stressée par le désir de bien faire ?
Il y a des choses qui me passionnent vraiment, qui me poussent : la curiosité, le désir d'apprendre et de m'émerveiller (l'art et son ressenti, la culture) la psychologie et ses ressorts. La manipulation. Mais justement, est ce vraiment la bonne façon d'aborder les rapports humains ? Un rapport de force perpétuel est épuisant.
J'ai cherché à construire mon identité de toutes mes forces. Cette quête n'est bien sûr pas achevée.
Il y a les études, dans lesquelles je suis à l'aise. J'ai quand même réussi à faire un choix raisonnable, en pensant au long terme.

Avec les amis c'est différent, notamment G. En dépit de ces petits jeux de mesquinerie et de marchandage, nous avons une vraie relation d'amitié et de confiance. On est vraiment nous même ensemble, on s'accepte et on s'aime tels que l'on est.
Je peux aussi évoluer plus vite que je ne pense, par exemple j'ai eu d'un coup le désir de me mettre à cuisiner. Mon séjour à Toulouse avec une amie m'a ouvert de nouvelles perspectives. Elle m'a beaucoup donné, et j'ai beaucoup appris d'elle.
Les choses sont parfois simples et coulent de source : rencontres, quotidien.

Evacuer le stress, la fatigue. Avoir du temps libre, des temps morts. Apprendre. Echanger, communiquer, écrire. Tout cela j'en ai besoin.
Quel est le sens de la vie ? Celui qu'on lui donne. Aller de l'avant.

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Ecrit par Calyire, a 00:30 dans la rubrique "Journal".


Dimanche (11/07/10)

Comme on change en un an

Grande découverte : une nouvelle notion du temps. Je n'attends plus, je patiente. Je ne crois plus aux déclics ni aux révolutions, mais aux cycles. La vie est un perpétuel examen. Il n'y aura jamais de phase sans aucun tracas ni stress, à part la mort. L'accepter est déjà un grand pas : ça permet d'arrêter d'attendre que telle ou telle chose arrive pour être heureuse ou débarassée. Il faut regarder ce que j'ai et non ce qui me manque : les relations avec ma famille, toujours là, et mes amis. Ils me donnent tous énormément, pas forcément ce que j'attends au moment où je l'attends, mais c'est d'autant plus précieux. Tout ne se contrôle pas.

J'ai beaucoup réfléchi par rapport au travail, aux études et au sens que je donnais à tout ça. Pour la première fois de ma vie j'aime travailler et je me sens utile. Dans mes relations avec les clients. Dans ce que j'apporte à l'équipe, mes collègues, mon chef. J'adhère aux valeurs de l'entreprise, même si elle m'a déçue par le temps d'attente avant d'avoir une réponse pour mon poste. Mais je l'ai eu !!2 postes pour 6 apprentis, et c'est moi qui ai été choisie. Moi qui doutais tant de mes qualités et de mon travail. Mon chef me fait confiance, ma collègue compte sur moi... Toute cette bienveillance fait plaisir, moi qui me sentais tant en milieu hostile. J'ai mis de longs mois à commencer à être à l'aise. Je prends confiance en moi, jour après jour. 

Je ne vise plus la perfection, au travail ou dans les exams : je me dis que je fais au mieux et quoi qu'il en soit j'en retirerai quelque chose. Ce que j'apprends en cours ou au travail, ce sont aussi des compétences pour la vie, qui pourront même me servir en dehors. J'essaie maintenant de penser mon projet pro à plus long terme : je me suis dit que si mon entreprise ne me gardait pas, après tout je continuais les études pour moi, pour avoir plus de choix dans les postes, un meilleur salaire, et il n'y a pas que dans mon service que les missions sont intéressantes. Je dois croire en moi et en mes capacités d'adaptation.

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Ecrit par Calyire, a 00:38 dans la rubrique "Journal".


Vendredi (07/05/10)

Greenberg

Le pitch (par Le Parisien) :

Les enfants, le courrier, les courses… Florence (Greta Gerwig) s’occupe d’à peu près tout chez les Greenberg, un couple aisé de Los Angeles. Quand la famille part en vacances, la jeune femme garde le chien et promet d’aider le frère de son patron, Roger Greenberg (), un quadra new-yorkais en visite dans la ville de son enfance… Elle est vaguement chanteuse, il est réellement dépressif, ils sont drôlement paumés.

Ma critique (attention, ce qui suit peut révéler des éléments de l'histoire) :

Le génie de ce film est de nous faire rire de ce qui, dans la vie, nous met si mal à l'aise : les bourdes, les silences, les mots mal choisis.. tout ce qui ne tient qu'à un fil, finalement.

Un "road movie pédestre" : l'aventure avortée, l'envie de bouger sans les moyens.

Un humour décalé, si rare dans les comédies américaines lourdaudes et romantiques.

Ici, l'amour, le sexe, nous apparaissent crus. Les hommes et les femmes avec leurs défauts, non photoshopés, comme dans la vie. Des personnages imparfaits, pas du tout dans un calcul de séduction, et pourtant si attachants.

Un regret cependant : la chute, ou plutôt son absence, qui laisse le spectateur perplexe. Peut-être peut-on faire là le parallère avec un film français qui montre la vie quotidienne : pas d'évènements spectaculaires et donc, la vie continue...

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Ecrit par Calyire, a 02:20 dans la rubrique "Cinéma".


Lundi (12/04/10)


--> 140

Twitter, ce site où nos phrases son tlimitées à 140 caractères... cela n'est-il pas symptomatique d'un appauvrissement de la pensée, probablement provoqué par le système ? En effet nos dirigeants n'ont pas intérêt à laisser trop de place à notre esprit critique s'ils veulent nous manipuler à leur guise... Parler à notre coeur plutôt qu'à notre raison...

L'esprit de synthèse est bien pratique pour exposer les choses de façon précise et claire, mais l'information projetée en phrases choc ne permet pas l'analyse et la réflexion.

Si Twitter en est un exemple flagrant, on peut en dire autant des JT qui laissent plus de place aux faits divers ou aux informations brutes commentées par des quidams plus que par des spécialistes, pour que chacun se sente touché.

Ce zapping permanent et cette brièveté sont-ils imputables au manque de temps systématique ? Mais vaut-il mieux tout survoler ou connaître peu mais bien ?

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Ecrit par Calyire, a 22:46 dans la rubrique "Réflexions".


Samedi (10/04/10)

Les rôles

Notre société est fondée sur une multitude de structures, de hiérarchies... sans quoi ce serait l'anarchie, et je doute que l'homme soit fait pour cela. Nous avons tendance à nous soumettre à l'autorité, sans quoi elle n'aurait d'ailleurs pas d'utilité : que ce soit celle d'un médecin, d'un professeur ou d'un patron...

Ainsi, un des objectifs de vie peut être de gravir ces échelons, de gagner en pouvoir. Comme si nous nous définissions par ces cases.

Non seulement l'aspect soumission peut conduire à des dérives (obéisance jusqu'à la torture d'un innocent, comme le montre l'expérience de Milgram, où formation d'une dictature, illustrée par le film La Vague tiré d'une expérience réelle), mais en plus le fait de se cantonner à ces rôles peut nous faire passer à côté de relations riches.

Par exemple, la relation entre un professeur et son élève implique une certaine distance, un respect qui est de mise. Mais il m'arrive de regretter de ne pouvoir lier des liens d'amitié avec des personnes passionnantes du fait de ce cadre imposé. Si nous prenions nos étiquettes comme de simples rôles de théâtre, interchangeables, il n'y aurait pas ce problème : nous serions absolument libres.

Mais ce n'est pas dans la nature de l'homme...

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Ecrit par Calyire, a 03:21 dans la rubrique "Réflexions".


Vendredi (26/03/10)

Relativité

Hier soir j'étais tranquillement installée sur mon fauteuil de cinéma, devant Fantastic Mister Fox, lorsque le sous-titre indique "5 years later (2 fox-years)", ce qui me fait sourire, repenser à la différence de temps de vie entre humains et animaux mais aussi bizarrement prendre conscience brutalement que dans quelques (dizaines d') années, je ne serais plus là. Ce qu'il y a sur ce fauteuil, à cet instant T, il n'en restera plus rien, je disparaîtrai complètement. Cette chose si évidente, que tout le monde sait, je l'ai ressentie violemment, ça m'a pris aux tripes.

Un peu comme si cette course effrenée de la vie, mon impatience, l'angoisse de l'avenir... toutes ces choses ne servaient à rien.A quoi bon, en gros !

Là où j'avais rangé l'idée de la mort dans un coin de mon cerveau, en me rangeant à la pensée épicurienne selon laquelle la mort c'est l'ataraxie, un état sans souffrance -donc pas d'inquiétude à avoir- je me suis soudain rendu compte de la relativité des choses, que je ne suis qu'une toute petite partie de l'univers et que si je suis tout pour moi, ma vie ne sera pas si longue que ça et je n'aurais jamais le temps de réaliser tous mes rêves, accomplir toutes ces choses...

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Ecrit par Calyire, a 02:17 dans la rubrique "Cinéma".


Mercredi (17/03/10)

Orsay

     A l'occasion d'une semaine de vacances, je profite de mon jeune âge pour accéder aux musées parisiens gratuitement.

     Après une visite du magnifique et immense Louvre, où je me suis perdu avec délice et où j'ai admiré l'architecture du lieu et ses environs, j'ai enfin pénétré ce fameux Musée d'Orsay, pour la première fois, abritant tant de merveilles impressionnistes. Le musée est une ancienne gare, où d'ailleurs les rescapés des camps de concentration furent accueillis à leur retour en France. Un lieu chargé d'histoire, donc.

     J'ai aimé le concept d'exposer des chefs d'oeuvre dans une "simple" gare, cependant j'ai trouvé ce plafond immense et ses architectures de pierre et de métal bien froids. En arrivant, une sculputure de lion nous accueille. J'ai entamé la visite par l'aile droite, où j'ai pu admirer les plus grandes toiles du XIXe siècle : Monet qui peint la nature, Renoir qui peint la société, Toulouse Lautrec et son style bien particulier..Ainsi que des peintres que je ne connaissais pas et qui m'ont transportée dans un monde d'absurde, de froideur, avec une touche de mysticisme et de pastel. Chaque salle, chaque toile dégage une aura différente. J'ai été attentive à ce qu'elle suscitait en moi, j'ai essayé d'observer les détails de la toile malgré les masses de touristes assemblés, j'ai imaginé l'histoire qu'elle représentait, le contexte dans lequel elle se situait.

Cela m'a rappelé les livres de peinture que j'ai eu la chance de feuilleter, petite. Et en découvrant des toiles telles que Le bal du moulin de la galette de Renoir, L'origine du monde de Courbet ou l'autoportrait de Van Gogh, j'ai été comme happée par la toile, prise d'un sentiment unique : mélange d'admiration et de chance : "ça y'est, je le vois enfin en vrai !".

D'autres toiles, pourtant connues, ont suscité en moi curiosité et envie d'en savoir plus sur les intentions de l'artiste ou les réactions provoquées à l'époque, tel Le déjeuner sur l'herbe de Manet, où l'on voit une femme nue près de deux hommes en costume, dans une scène champêtre. Pourquoi cette nudité ?

Voici le commentaire d'Emile Zola :

« Le Déjeuner sur l'herbe est la plus grande toile d'Édouard Manet, celle où il a réalisé le rêve que font tous les peintres : mettre des figures de grandeur naturelle dans un paysage. On sait avec quelle puissance il a vaincu cette difficulté. Il y a là quelques feuillages, quelques troncs d'arbres, et, au fond, une rivière dans laquelle se baigne une femme en chemise ; sur le premier plan, deux jeunes gens sont assis en face d'une seconde femme qui vient de sortir de l'eau et qui sèche sa peau nue au grand air. Cette femme nue a scandalisé le public, qui n'a vu qu'elle dans la toile. Bon Dieu ! quelle indécence : une femme sans le moindre voile entre deux hommes habillés ! Cela ne s'était jamais vu. Et cette croyance était une grossière erreur, car il y a au musée du Louvre plus de cinquante tableaux dans lesquels se trouvent mêlés des personnages habillés et des personnages nus. Mais personne ne va chercher à se scandaliser au musée du Louvre. La foule s'est bien gardée d'ailleurs de juger Le Déjeuner sur l'herbe comme doit être jugée une véritable œuvre d'art ; elle y a vu seulement des gens qui mangeaient sur l'herbe, au sortir du bain, et elle a cru que l'artiste avait mis une intention obscène et tapageuse dans la disposition du sujet, lorsque l'artiste avait simplement cherché à obtenir des oppositions vives et des masses franches. Les peintres, surtout Édouard Manet, qui est un peintre analyste, n'ont pas cette préoccupation du sujet qui tourmente la foule avant tout ; le sujet pour eux est un prétexte à peindre tandis que pour la foule le sujet seul existe. Ainsi, assurément, la femme nue du Déjeuner sur l’herbe n’est là que pour fournir à l'artiste l'occasion de peindre un peu de chair. Ce qu'il faut voir dans le tableau, ce n’est pas un déjeuner sur l'herbe, c'est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d'une délicatesse si légère ; c'est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes, c’est enfin cet ensemble vaste, plein d'air, ce coin de la nature rendu avec une simplicité si juste, toute cette page admirable dans laquelle un artiste a mis tous les éléments particuliers et rares qui étaient en lui. »

     Ainsi, loin de l'idée que les musées sont réservés à une élite et qu'il faut certaines clés pour y accéder, j'ai apprécié le fait de me plonger dans une époque, imaginer la révolution qu'a représenté cette technique de peinture à l'époque, imaginer comment les peintres ont été perçus à l'époque (par exemple Gauguin, jugé parce qu'il représentait des femmes tahitiennes) et l'envie de comprendre et de connaître plus.

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Ecrit par Calyire, a 17:43 dans la rubrique "En vrac".


Mardi (02/03/10)

Duplicité

Il y a des évènements reliés par un fil conducteur, comme j'ai pu le réaliser en regardant un certain thriller... Film dans lequel l'homme de confiance du héros, seul allié dans un univers hostile, se révèle être un agent double au service des "méchants", malgré sa bonne bouille qui inspire la sympathie.

Je venais alors de faire une rencontre où je me suis aussi sentie en confiance. Qui m'a rappelée une précédente relation, où mon ex, à l'occasion d'un voyage à Londres, n'a pas donné de nouvelles pendant 15 jours. Il s'est expliqué par la suite, ayant été en garde à vue, et là j'ai réalisé qu'après tout je ne savais rien de lui et que même si j'ai cru à son innocence, il aurait très bien pu tout inventer, faire un tout autre métier que celui qu'il m'avait dit et ainsi de suite. A partir de quel moment peut-on se fier à quelqu'un ?

Dans le monde du travail aussi, les gens portent un masque souriant et dès que leurs collègues ont le dos tourné, ils bavent dessus, les critiquent sur leur physique, leurs faits et gestes... parfois avec humour, d'autres fois avec cruauté. Bien sûr quand j'entends ses ragôts je me dis que moi aussi je peux en être la cible en mon absence. J'ai horreur de cette hypocrisie et comme je déteste dire du mal des autres, je les écoute en désapprouvant mais en essayant de ne pas prendre partie.

Alors oui par nature l'homme est double : mi-ange, mi-démons... Avec pour certains une part plus prononcée que l'autre !

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Ecrit par Calyire, a 01:30 dans la rubrique "Réflexions".


Jeudi (11/02/10)

Pavé du vendredi soir

Mon emploi du temps chargé à bloc me donne une impression d'effervescence excitante et stimulante. Je râle un peu devant les invitations qui parfois se cumulent, car j'aimerais être partout, et puis c'est toujours flatteur d'être demandée...

J'aime organiser des soirées, retrouver mes amis. J'aime aller en cours retrouver ceux avec qui je passe de bons moments, y compris les profs qui sont sympas pour la plupart. J'aime même passer des oraux en examen : j'ai l'impression d'aller à un rendez-vous galant, car il faut se préparer, être belle, séduire.. et je ressens le même stress stimulant, et une grande joie quand j'ai pu le surmonter et donner le meilleur de moi-même !

Pourtant ce quotidien s'émaille de quelques pépites douloureuses. Internet donne l'impression d'être très entouré, avec ces centaines d'amis et ces rencontres virtuelles qui débouchent parfois sur du réel. Mais Internet m'a joué bien des tours. En effet sur Facebook, j'ai la surprise de découvrir les photos du mariage d'une ancienne amie d'adolescence, qui ne m'a même pas prévenue. Pire, ces photos étaient sur le profil d'une autre ancienne amie de l'époque, qui elle était... témoin. Je me suis dit que ça aurait pu (dû ?) être moi, car j'étais bien plus proche au départ que cette autre fille. Mais c'est surtout que ça m'a rappelé le conflit amer qui a provoquer la rupture du lien : elle avait critiqué ma personnalité (et non mes actes), en plus par rapport à une souffrance qu'elle connaît bien. Mais je me dis que je n'ai rien perdu car elle s'est montré étroite d'esprit. Cela dit ce n'est jamais agréable de finir une amitié dans ces conditions.

D'autre part j'avais créé un lien avec une fille, par internet, que j'avais vu à de nombreuses reprises, et même soutenu alors qu'elle se séparait de son copain. Et quand je la revoit hier, avec d'autres personnes, en revenant des WC j'entends qu'elle parle de son ex et je lui demande s'ils sont restés en bons termes. Une fois rentrée chez moi je découvre un mail d'elle qui m'informe qu'elle souhaite rompre le contact avec moi, car elle a trouvé ma question indélicate (???!!!). Qui plus est j'apprend qu'elle avait attendu que je m'éclipse pour en parler. Enfin bref, ça m'a tellement étonnée puis énervée que je suis profondément déçue. Je regrette d'avoir fait des efforts pour être sympa, car j'ai donné de mon temps et de mon écoute, pour être traitée comme une merde en retour. J'ai ma dignité, après avoir expliqué mon point de vue c'est moi qui romp le contact car ça ne vaut pas la peine de continuer le lien, maintenant que j'ai vu cet aspect d'elle.

Et aujourd'hui, vendredi soir, je suis seule, ce qui est rare et d'autant plus angoissant. Je n'ai pas eu le temps de faire le sport que je voulais cette semaine, et demain matin je vais subir une opération. Du coup je n'ai rien prévu du week-end, en plus c'est la Saint-Valentin (histoire de rappeler aux célibs qu'ils le sont, et aux gens en couple qu'il faut dépenser histoire de ne pas se faire réprimander par sa moitié).

Avec l'hiver qui dure, le froid mordant que je ne supporte plus, ça devient dur de garder le moral.

Mais bon, pour voir le bon côté, j'ai eu l'occasion de retourner déjeuner avec mes anciens collègues, ce qui m'a fait chaud au coeur même si l'entreprise ne semble pas au top. J'ai été accueillie avec le sourire, il y a même des gens dont je ne connaissais pas le prénom qui se souvenaient de moi et il semble que j'ai été appréciée ! Toujours bon pour l'ego ;) Dommage que l'ambiance au travail ne soit pas aussi familiale aujourd'hui, mais bon comme je leur disais on ne peut pas tout avoir car le travail en lui-même me plaît ! Et on m'a dit que je semblais épanouie, ce qui est vrai !

Toujours pour le bon côté, j'ai enfin l'I-phone (oui oui, pour faire comme tout le monde !), et Dieu sait si je l'ai attendu ! En fait je l'avais déjà depuis plus d'une semaine mais il m'a fallu attendre pour conserver mon numéro, du coup je faisais le compte à rebours des jours et des heures, et je me suis jetée dessus hier à 15h00 !! Il m'a fallu un peu de temps pour faire marcher internet, rentrer tous mes contacts et réussir à mettre des applications, avec le peu de réseau que je capte dans mon appart parisien ! Et puis n'est pas blonde qui veut (j'avais oublié d'oter le film plastique de l'écran, m'étonnant qu'il soit flou ! hahaha).

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Ecrit par Calyire, a 23:54 dans la rubrique "Journal".


Samedi (30/01/10)

Pot pourri
--> Pensées éparses

On peut se découvrir une passion à n'importe quel âge, et construire sa vie autour... J'ai l'exemple autour de moi, de quelqu'un qui est parti vivre loin et faire de la plongée à 37 ans. Cette pensée me réjouit car je me dis que peut-être dans 10, 20 ou 30 ans je découvrirais quelque chose que j'aime et auquel je n'avais jamais songé. Ou alors je trouverais la force de surmonter mes peurs pour essayer de nouvelles activités. Que peut-être je serai à l'autre bout du monde, et si ça me plaît, je pourrais m'y établir. Vivre en bord de mer, sous la chaleur, doit être comme des vacances perpétuelles.

Les gens blessés sont-ils plus heureux de vivre que les autres ? C'est la conclusion que j'ai tiré en écoutant un ami parler d'enfants brûlés qui ont une énergie incroyable, ou des gens qui sont passés près de la mort et ont gardé de graves séquelles dire qu'ils sont encore plus accrochés à la vie depuis. Ma blessure à moi ne se voit pas, et les dernières séquelles sont en train de s'effacer petit à petit. Elle a duré des années, j'ai eu l'impression de toucher le fond et de creuser encore, mais depuis la sortie du tunnel le jour me paraît encore plus brillant, et il ne reste plus que ma profonde joie de vivre. Parfois, un sourire sur les lèvres sans raison particulière atteste de mon bonheur. Et la pensée d'être heureuse... renforce mon bonheur.

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Ecrit par Calyire, a 12:08 dans la rubrique "Réflexions".


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> calyire : Bonjour et bienvenue ! N'hésitez pas à réagir aux articles, à donner votre avis sur le fond ou sur la forme ! :)
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> Kabotine : une découverte ! enfin un blog pas fantôme...
> LiliLou : Oh c'est chouette ici je repasserais ! j'espere que tu écris toujours !
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