Le grand horloger (4)
L'amour, qu'est-ce que c'est ? (10)
A nos pieds (1)
Pourquoi ce silence (6)
Je vais tenter de mettre des mots sur des gestes...
Le step, je l'ai découvert en plein air, avec un prof body-buildé sur de la musique un poil ringarde, pendant les vacances...
Il s'agit de chorégraphies réalisées en se servant d'une marche (step en anglais), en associant plusieurs pas (le mambo, un peu comme en salsa, le V step, etc). Ce qui en apparence est un moyen rébarbatif de transpirer et, pour certains, de perdre du poids, est pour moi la plus belle façon de laisser s'exprimer mon corps dans un cadre organisé.
Chaque cours de step est différent en fonction du prof qui le donne, et mon préféré est celui donné par un danseur de formation. Le premier, je m'en souviendrais longtemps : je débarque au milieu d'une bande d'habitués qui enchaînent les pas à un rythme infernal, et le prof qui n'en finit pas de rajouter des mouvements à la choré sans en décomposer aucun...
Au bout d'une demie-heure, j'ai failli abandonner, et puis comme le ridicule ne tue pas, j'ai décidé de m'accrocher. Et j'ai bien fait, car non seulement je réussis très bien maintenant, mais je ne peux plus m'en passer !
Lorsque la musique et la maîtrise se combinent, c'est le bonheur : dans l'effort, on ne sent plus ses jambes, on a l'impression de voler et on ressent une harmonie lorsque tous les participants sont en rythme. Avec en prime un défi "intellectuel" : celui de retenir les différentes parties de la chorégraphie (parfois 5 ou 6 à enchaîner en une heure) du premier coup et sans se tromper ! Cela demande un bon sens de l'orientation dans l'espace ainsi qu'une mémoire aussi musclée que le coeur, pour l'endurance..
A tous ceux qui font du sport comme on passe l'aspirateur, parce qu'il "faut" le faire, comme un geste d'hygiène, je leur conseille de tester plusieurs sports jusqu'à trouver le leur. Car l'exercice ne devient plus une corvée mais un plaisir, et même un besoin !
La route est un univers à part...
J'ai fait sa connaissance petit à petit, d'abord comme piéton comme tout un chacun, puis avec quelques coûteuses leçons de conduite malheureusement non récompensées par le papier rose...
Une des premières choses que j'ai faites en arrivant à Paris, est de prendre un abonnement Vélib. Ce curieux animal doté d'un panier bien pratique est à apprivoiser, lorsqu'il cotoie de très près les bus dans les pistes qui n'ont de cyclables que le nom.
Maintenant, je ne manque pas d'enfourcher un deux-roues pour parcourir le peu de chemin qui me sépare du cinéma ou des boutiques... en traversant le plus vieux pont de Paris, dont je ne me lasse pas !
Malgré le danger inhérent à la circulation, la conduite est un vrai plaisir, mais privée du fameux passeport je songe alors à acquérir un engin à deux roues, toujours, mais motorisé. Cependant la route recèle de dangers, et comme je l'ai constaté il n'y a que deux catégories de véhicules qui respectent le code, s'arrêtent à l'orange et laissent passer les piétons : les auto-écoles, cela va de soi, et les taxis, dans leur intérêt à laisser tourner le compteur...
L'autre soir, un soir comme les autres devant la télé, je m'en voulais un peu d'avoir séché le sport. Et mes jambes me démangeaient.
Vous avez remarqué comme on a tendance à se dire "il faut que je visite le Louvre, que je fasse du bateau mouche, que je monte en haut de la Tour Eiffel" et mettre tout ça dans un coin de son crâne pour n'y repenser qu'en se disant "ah oui, il faudra que je le fasse... un jour !".
Dans ma "to do list" étaient déjà cochés :
- voir une pièce à la Comédie Française (en l'occurence, l'Illusion comique de Corneille : rzzzzz, mais ça pourra toujours me servir pour l'épreuve de Français au BTS)
- faire du bateau mouche sur la Seine, et comme prévu, j'ai adoré !
- le Louvre : fait il y a longtemps, et la dernière fois on s'est pointé à 17h30... pour la fermeture ! (ce qui m'a fortement arrangé, car j'étais alors prise d'une flemmingite aigüe).
Il restait donc à faire :
- monter en haut de la Tour Eiffel (à pieds, of course !).
Je n'allais donc pas rester devant ma télé ! J'enfourche un vélib, longe les quais, d'abord dans le but de voir la Dame de fer se parer de mille feux sur les coups de onze heures moins dix... J'arrive à temps pour m'émerveiller et mitrailler cette gigantesque oeuvre métalique de flashs, telle une touriste japonnaise !
Mais je ne m'arrête pas là : pour une fois, il n'y a pas de queue aux piliers, je vais donc me renseigner pour savoir si c'est ouvert et oui, oh miracle ! Et ça ne coûte que quelques euros !
C'est parti ! Je grimpe les marches, les étages... au bout de quelques-uns je suis déjà essouflée, mais continue sans m'arrêter jusqu'au premier pallier. Quelle vue ! Paris la nuit, quoi de plus beau... Je m'empresse de lire les petits panneaux indicatifs : ici, l'Unesco, là, le champ de mars... avec les explications historiques. J'adore ! Là encore, je mitraille malgré un appareil photo qui fait des siennes.
Et en route pour le deuxième étage ! Mais je me sens fébrile : à chaque marche je vois tout Paris sous moi, le noir, le vide... le vent... sachant, en plus, que le haut de la Tour Eiffel bouge légèrement... Je suis prise de vertige ! Mais je continue, pressée d'arriver au deuxième étage. Là encore je reprends mon souffle, et mes esprits - du moins j'essaie ! Car ma tête tourne, et je me concentre sur la magnifique vue que m'offre ce monstre froid.
J'ai toujours aimé la Tour Eiffel, mais... je la préfère quand même d'en bas ! Quel soulagement une fois le sol regagné. Il m'a fallu rentrer chez moi à pieds le temps de reprendre mes esprits et de savourer ce moment de calme dans la nuit parisienne.
Quel bonheur d'habiter la ville lumière...

Après une semaine passée sous ma couette et à tourner en rond, je n'en pouvais plus... il fallait que je bouge, que je sorte, et surtout que je fasse du SHOPPING !!! Car oui, les soldes n'ont pas attendu que je guérisse pour commencer, et qui plus est on m'a rappelé que j'avais besoin d'une paire de bottes...
Seulement voilà, mon armoire est déjà remplie de bottes et autres chaussures en tout genre. Alors pourquoi ?
Pourquoi cet engouement typiquement féminin face aux chaussures ?
D'abord, pour l'esthétique. Ca ne sert à rien de soigner sa tenue si on n'a pas les chaussures qu'il faut. Une tenue chic sera ruinée par des baskets ; à l'inverse, un jean sera sublimé par des talons aiguilles. Et chaque occasion mérite une paire : les chaussures du boulot, les chaussures de shopping, les chaussures du soir, les chaussures du week-end... Sans parler de la météo ! Comment concilier talons et verglas ?
Ensuite, le confort. C'est bien beau d'avoir de magnifiques escarpins aux pieds si l'on est ni capable de marcher, ni capable de danser avec ! Autant dire que les occasions sont rares de sortir ses plus hauts talons. Il faudrait organiser des soirées spéciales "talons aiguilles" où l'on paraderait avec, puis direction le canapé pour reposer les petons !
Selon une amie, on peut aimer les talons pour le claquement qu'ils font lorsqu'on marche, qui donnent de l'assurance. Et on peut aussi chercher à assortir ses chaussures aux accessoires !
Mais les chaussures sont aussi une arme de séduction, au même titre que le rouge à lèvres... En effet, un décolleté d'escarpin qui révèle la naissance des doigts de pied peut être très glamour, de même que des talons vertigineux qui donnent une cambrure sexy aux pieds. Sans parler des bottes qui mettent en valeur les jambes...
On n'est jamais plus heureux que lorsqu'on peut s'offrir un peu de superflu. Mon luxe à moi, c'est les chaussures. Pour les admirer, les dessiner, les assortir à mes tenues et arpenter la ville et les boutiques pour... en acheter d'autres !
Après une semaine de vacances idyllique cet été à l'UCPA, j'avais décidé de renouveler l'expérience en hiver, avec un copain de l'été. Je me réjouissais de partir, de skier, de faire la fête...
Dimanche : nous arrivons, il fait beau, le centre est magnifique (un chalet au milieu des montagnes)... Nous décidons d'aller nous promener, mais je n'ai pas d'après-ski. J'ai repéré un magasin Quechua à l'allée, pas bien loin. On rebrousse donc chemin. On roule, on roule, on voit un panneau qui indique "Quechua à 2 km", mais 6 km plus loin, toujours rien. Demi-tour. Une heure après, on se lance pour la balade, moi en baskets. Tout est blanc, enneigé... verglacé. D'ailleurs, je glisse. Tombe. Me rattrape sur le poignet. J'ai mal, mais on continue à marcher. Le froid anesthésie quelque peu la douleur. De retour au centre, j'enlève mes gants : aïe, c'est bien gonflé ! Mais pas d'infirmerie, il faut aller à la pharmacie. Où l'on me dit d'aller voir le médecin de toute urgence.
Gloup's.
Sauf que le médecin se trouve en haut d'une route sans trottoir, je suis à pieds, il fait froid. J'achète bandes et crèmes pour passer la nuit. On me propose de m'accompagner en voiture chez le médecin, j'accepte. Une heure d'attente. Bon, je reviendrai le lendemain, surtout que mon pote repropose de m'accompagner.
Réveil : vision d'horreur, j'ai les doigts bleus et gonflés. On se dirige donc vers la voiture, qui... ne démarre pas. J'y vais à pied, non sans manquer de me faire écraser par un bus qui freine à temps. Le médecin me fait faire une radio : LA bonne nouvelle du jour : ce n'est pas cassé. Ben alors, pourquoi c'est gonflé comme ça ? Le bandage était trop serré... ha, ha, ha. Et hop, presque 90 € à sortir pour la consultation, direction la pharmacie pour une attelle à porter 15 jours. Prix : 60 €. Evidemment je n'ai plus d'argent, je dois récupérer ma caution à l'UCPA pour pouvoir payer.
Ouf, finalement je me débrouille bien. Me voilà avec un poignet hors d'usage (le droit bien sûr, sinon ça ne serait pas drôle), mais déterminée à m'amuser quand même. D'autant plus que j'ai pu remplacer les cours de ski par de la gym. Je rencontre des gens sympas, je m'amuse, je profite du jacuzzi...
D'ailleurs, le réveillon du nouvel an c'est demain. Soirée sympa, on fait un jeu de rôles mais tiens, j'ai des frissons, je tremble. Bon, ça va passer. Le 31, ça n'est pas passé : mal de gorge, fatigue... Je me gave de doliprane en priant pour guérir vite. Je passe le réveillon agréablement, je suis juste un peu aphone. Le lendemain matin, j'ai un cours de step, et j'adore ça. Sauf que je suis tellement mal que je préfère rester couchée. Le matin. L'après-midi aussi.
Mince, c'est bien joli de voir la montagne de sa fenêtre- en lisant Vacances dans le coma, titre prémonitoire- mais à quoi ça sert de rester là si c'est pour être frustrée de ne pouvoir rien faire ? Sans compter que je n'ai plus d'argent pour le médecin.
Par chance, je trouve un train le soir même, et ma coloc m'amène à la gare. Direction la maison, le coeur un peu gros. J'ai fait bonne figure tout le séjour, mais là je suis vraiment trop déçue.
C'est le premier jour de l'année, alors je lève le nez et je pense à ce qui m'attend : mon BTS, un appartement, un job à plein temps (j'ai quelques projets qui me tiennent à coeur...).
Et je regarde ce que mon séjour m'a apporté : de nouvelles rencontres avec des gens sympas, des parties endiablées de Loup Garou et Jungle Speed, de la danse jusqu'au bout de la nuit et la confirmation que je me débrouille plutôt bien au step et au LIA.
Et puis, je pourrais toujours dire que je me suis blessé au poignet... sur une piste noire !
Etant moi-même une célibataire généralement épanouie, j'ai décidé de me pencher sur les différents visages du célibat de nos jours...
Il suffit de regarder autour de soi pour réaliser que le célibat ne rime pas nécessairement avec physique ou caractère difficile. Plus souvent avec exigeance ou envie de liberté.
A l'heure des nouvelles technologies, nous avons les moyens d'être exigeants : de même qu'on zappe à la télévision, on zappe les profils sur les sites de rencontres, on choisit presque son compagnon comme on choisit une nouvelle robe ! Et dès qu'on s'aperçoit d'une chose qui ne colle pas, on passe à un autre. Finis les efforts et le mariage à vie ! Aujourd'hui notre couple dure tant que dure l'amour, mais pour qu'il naisse, encore faut-il se laisser le temps !
Etre en couple peut faire peur car tomber amoureux, se caser, c'est aussi se poser : habiter ensemble, prendre des habitudes, partir en vacances ensemble et négliger quelque peu les amis et nouvelles connaissances...
Quand on est jeune, qu'on débute dans la vie professionnelle et qu'on a pleins de projets en tête, difficile de s'imaginer retenu par l'attache sentimentale à un endroit précis !
Et puis vivre en couple, c'est apprendre à faire des compromis, faire les repas pour deux, avoir des horaires compatibles, et mieux vaut apprécier les amis du conjoint ! Bien sûr, la vie à deux c'est aussi les câlins, la tendresse, le soutien mutuel et les parties de rigolade...
Pour autant l'idée de "moitié" n'est pas juste : on peut être entier à soi tout seul, avoir une vie riche d'amis, de passions et d'affection tout en étant célibataire !
Alors pourquoi est-il généralement mal vu d'être seul ? Est-ce forcément une situation subie et non satisfaisante ? Dans la vie professionnelle par exemple, à partir de trente ans c'est louche de ne pas être en couple. Cela semble cacher quelque chose : un défaut rédhibitoire, l'homosexualité ?
On peut aussi être en couple pour autre chose que l'amour : l'intérêt bien sûr, mais aussi la peur de la solitude. Et puis on intériorise tellement les normes sociales que notre vie semble être programmée selon un schéma : travailler, se marier, faire des enfants, attendre la retraite...
Et pourquoi certains couples amoureux considèrent leurs amis célibataires comme des gens qui font le mauvais choix ?
Plus généralement, j'ai l'impression que l'être humain a besoin d'être convaincu que sa façon de vivre est la meilleure, et que tout système de valeurs différent est mauvais. Sûrement est-ce une barrière de l'estime de soi...
Voici le dernier film que j'ai vu. Et qui m'a plu autant qu'il m'a mis mal à l'aise.
A travers l'histoire d'un séducteur qui charme la très sensuelle Scarlett Johanson, qui trouble une jeune femme sérieuse sur le point de se marier et qui reste passionément attaché à son ex-femme aussi hystérique que charismatique, on vit les interrogations de chacun sur le désir, l'engagement, la jalousie.
Et on se demande si une histoire peut nous combler parfaitement, si nous cherchons vraiment ce qui nous rend heureux. Si l'amour peut être épanouissant et entier. Si le désir, ingrédient essentiel de l'amour, n'est pas aussi semeur de trouble dans l'histoire.
Tout cela en nous rappelant que la création artistique, qu'elle soit géniale, talentueuse ou non, est un puissant moyen d'affirmation de soi, bien qu'elle aille de paire avec les caractères tourmentés des protagonistes.
Et quand on demande à Cristina si elle est bisexuelle, elle répond en haussant les épaules : "je suis moi, tout simplement", nous rappelant ainsi l'inutilité de ranger les gens dans des cases et la liberté qu'il y a à s'affranchir des conventions.
Ah, la vie parisienne ! Un tourbillon permanent, entre la dernière expo, le bar à la mode, les boîtes à profusion et le shopping tentateur...
Et quand il faut travailler, on se retrouve dans des open spaces qui ne laissent pas de répit quant au bruit, puis prendre les transports comme tant d'autres, serrés sur nos sièges ou agglutinés debout. Les bousculades, le bruit des voitures et des gens, la musique qui retentit un peu partout ou qu'on scotche à ses oreilles pour créer sa bulle.
Et les soirées où l'on se retouve vidé de tant d'agitation, de tant de choses faites dans le vide car on est ailleurs, et se concentrer au milieu du brouhaha est beaucoup plus éreintant. Alors on parle, on parle pour faire le point, pour évacuer toutes les frustations accumulées et les dédramatiser, mais aussi pour faire partager les bonnes surprises et les petites victoires.
Et on s'isole, car il faut bien se retrouver, seul face à soi-même. Bien qu'on ne soit jamais totalement coupé du monde : entre le téléphone et internet, quand n'est-on pas joignable ? Si rarement. Ce cordon virtuel est à la fois rassurant- car il conjure l'angoisse de la solitude- mais tellement chronophage. On ne prend plus le temps de lire un bouquin, de se balader seul, de réfléchir tout simplement.
Heureusement, il y a le sommeil et les rêves : seule trêve du corps qui permet de se ressourcer et de repartir... pour une nouvelle journée !
Le visage ne fait pas l'objet de pudeur, excepté peut-être pour les femmes portant la burka. Et pourtant, n'est-ce pas ce qu'il y a de plus révélateur de nos émotions, nos pensées ? Ce qui permet à notre interlocuteur de nous percer à jour ?
L'expression ou l'orientation du regard , une moue incontrôlée ou un sourire forcé, les joues qui rougissent... ne sont-ils pas autant d'indices de ce que nous voudrions cacher ? Le langage du corps peut encore se travailler, mais il est plus difficile de garder spontanément une expression neutre lorsque nous sommes en proie à une vive émotion. De même, la fatigue, le passage des années s'amoncellent autour des yeux et le maquillage ou la chirurgie ne font que camoufler tant bien que mal les traits tirés.
L'expression "faire bonne figure" reflète bien cette idée, de même que "le masque social" : tout passe par le visage !
Mais nous pouvons aussi nous servir de nos yeux et de notre sourire pour communiquer au-delà des mots...
En lisant un paragraphe sur l'art d'argumenter, je tombe sur l'exemple suivant :
"Un athée mit un jour William Paley au défi de réfuter qu'il n'existait pas d'Etre Suprême. Tranquillement Paley sortit sa montre, ouvrit le boîtier et dit : "Si je vous affirme que ces rouages et ces ressorts se sont faits tout seuls, se sont ordonnés et se sont mis à fonctionner d'eux-mêmes, ne douteriez-vous pas de mon intelligence ? Bien sûr que si ! Regardez les étoiles, chacune a une course et un mouvement déterminé ; la terre et les planètes tournent autour du soleil à plus d'un million de kilomètres par jour. Chaque étoile est elle-même un autre soleil avec son groupe de planètes qui foncent dans l'espace comme notre propre système solaire. Et, cependant, il n'y a ni collision ni désordre, tout est parfaitement contrôlé. Est-il plus facile de croire que c'est un effet du hasard ou que quelqu'un a créé tout cela ?".
Je ne sais pas si cela vous a convaincu, mais moi ça m'a fait réfléchir.
Comparer l'univers à une montre ce n'est pas nouveau : pour certains Dieu est "le grand horloger", le grand architecte de l'univers... Son rôle s'arrête-t-il là ?
Mais surtout : pourquoi ? Celui qui fabrique une montre, le fait pour gagner sa vie et pour permettre à d'autres de lire l'heure.
Celui qui crée l'univers, avec une seule planète habitée par des animaux et des hommes à la durée de vie dérisoire... A quoi bon ?
Finalement, la différence entre ce qu'on appelle Dieu et le hasard, c'est peut-être ça : l'intentionalité.
Hasard : cause accidentelle d’événements ou de phénomènes qui n’ont pas été provoqués délibérément.
Dieu : être suprême, créateur de toutes choses et sauveur du monde.
Alors si on appelle le hasard "Dieu", je suis d'accord pour dire qu'il est le créateur, non pas de toutes choses mais, disons, de l'univers. En ce qui concerne l'être suprême : en aucun cas je ne laisserais le hasard gouverner ma vie ! Dans le monde il intervient forcémment, il y a l'imprévu, les accidents, les coïncidences... Et pour le "sauveur du monde" : pourquoi attendre pour sauver le monde et laisser des gens mourir de faim et de misère ? Et la vie après la mort, je ne trouve pas ça "facile" à croire d'un point de vue rationnel. Rassurant, peut-être, mais facile...
Thème inspiré par Bryan Bell.







